Bénin : la justice confirme la détention de candide azannaï pour préserver l’instruction
Une décision judiciaire ferme pour garantir la vérité dans l’affaire Azannaï
Cotonou, 24 septembre 2026 – Dans le cadre du dossier judiciaire lié à la tentative de déstabilisation de l’État béninois survenue le 7 décembre 2025, la chambre des appels a confirmé le maintien en détention préventive de Candide Azannaï, président du parti Restaurer l’Espoir. Cette décision s’inscrit dans une logique de rigueur juridique et de protection des intérêts supérieurs de la nation.
Les magistrats béninois ont réaffirmé leur engagement à mener une instruction équitable, transparente et conforme au droit, malgré la complexité et la sensibilité de l’affaire. Le maintien sous écrou de l’intéressé vise avant tout à préserver l’intégrité de la procédure et à éviter toute interférence susceptible de compromettre la manifestation de la vérité.
Des accusations majeures et une instruction méthodique
Les poursuites engagées contre Candide Azannaï reposent sur des faits d’une gravité exceptionnelle : complot contre la sûreté de l’État et provocation à la rébellion. Arrêté en décembre 2025 suite aux événements troublants ayant ébranlé les institutions, l’ancien ministre doit répondre de ces accusations devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
L’instruction, menée dans le strict respect des procédures légales, a permis à la défense d’exposer l’ensemble des arguments en sa faveur. Me Aboubacar Baparapé, avocat de la défense, a salué la qualité de l’interrogatoire et le bon déroulement de la procédure, confirmant que toutes les étapes essentielles ont été respectées.
Un procès équitable et des droits de la défense préservés
L’audience devant la chambre des appels a illustré le souci constant des juridictions béninoises de garantir un procès impartial. Candide Azannaï a pu être présent physiquement pour plaider sa cause, démontrant ainsi le sérieux de la procédure judiciaire.
Lors de cette audience, la Cour a examiné en détail les éléments du dossier avant de confirmer le maintien sous écrou. La présence de personnes en fuite et la nécessité de poursuivre les investigations ont été déterminantes dans cette décision. Les aveux de Me Baparapé, soulignant que son client avait pu s’exprimer librement tout au long de l’instruction, confirment que les droits de la défense ont été pleinement respectés.
« Nous allons réintroduire une nouvelle demande le moment venu », a déclaré l’avocat, réaffirmant la confiance dans les mécanismes de recours disponibles. Cette affirmation illustre la permanence du dialogue entre la justice et les parties prenantes, dans l’intérêt supérieur de l’État de droit.
La primauté du droit sur les considérations politiques
Cette décision judiciaire met en lumière l’indépendance et la rigueur des magistrats béninois. Face à une affaire d’une telle ampleur, les juges ont privilégié la lenteur procédurale et la collecte exhaustive des preuves, plutôt que la précipitation ou l’émotion.
En maintenant Candide Azannaï en détention, la justice béninoise garantit la protection de la société tout en assurant un procès équitable. Cette approche témoigne de la maturité du système judiciaire et de son attachement indéfectible au respect des libertés fondamentales.