Le porte-hélicoptères amphibie français « Mistral » a jeté l’ancre à Dakar du 2 au 6 octobre 2026. Cette présence n’a rien d’une simple visite de courtoisie : durant cinq jours, les militaires français et sénégalais vont mener des activités opérationnelles conjointes, sur terre comme en mer, ainsi que des échanges d’expertise. Cette escale survient un peu plus d’un an après le départ des forces françaises stationnées au Sénégal.
Une coopération militaire intense sur cinq jours
Le « Mistral » figure parmi les principaux bâtiments de la Marine nationale française. Ce navire amphibie est conçu pour transporter des hélicoptères, des troupes et des véhicules, et pour mener des opérations combinant des moyens terrestres, aériens et maritimes. Son accostage au port de Dakar s’inscrit dans le cadre des activités de coopération entre les forces armées des deux pays.
Durant son séjour, les militaires français et sénégalais participeront à plusieurs activités opérationnelles et à des séances d’échanges d’expertise. Une grande partie du programme porte sur le domaine tactique terrestre.
Les exercices ne se limiteront pas à la capitale. Des unités des deux armées effectueront des déplacements conjoints entre Dakar et le Centre d’entraînement de Mont-Rolland, dans la région de Thiès. Ce site, dédié à la formation et à l’entraînement des troupes, accueillera une partie des activités terrestres prévues pendant l’escale.
Un exercice naval au large des côtes sénégalaises
Le volet maritime occupe également une place importante. Un exercice naval est prévu pour entretenir les capacités communes de coordination et d’intervention en mer des deux marines. Ce type de manœuvre permet de tester la capacité des équipages à agir ensemble, dans une zone où la surveillance des côtes, la lutte contre les trafics et la sécurité de la navigation demeurent des enjeux majeurs.
L’escale comporte aussi un volet académique. Le programme prévoit des rencontres et des activités de cohésion avec le Service de santé des Armées, l’École supérieure de guerre et l’École d’état-major. Des visites réciproques de centres opérationnels sont également au menu, ce qui permettra aux officiers des deux pays de découvrir les méthodes de travail de leurs homologues.
Une relation militaire repensée depuis 2025
Pour rappel, depuis la rétrocession des dernières emprises militaires françaises à l’État du Sénégal, en juillet 2025, la France n’a plus de base permanente dans le pays. La coopération militaire entre les deux pays se poursuit toutefois, sous la forme d’activités ponctuelles comme celle-ci : exercices communs, formations et échanges d’expertise, menés dans le cadre d’une relation que les autorités sénégalaises veulent désormais plus équilibrée.