La dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) en Côte d’Ivoire a relancé le débat sur la gouvernance électorale. La Plateforme des 37 organisations de la société civile ivoirienne (PEC-CI) a présenté, lors d’une conférence de presse à Abidjan, ses propositions pour un système électoral transparent et inclusif.
Sous la présidence d’Ebrin Yao Rémi, la PEC-CI a plaidé pour un dialogue politique élargi avec les figures majeures de l’opposition, dont Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam. L’objectif ? Désamorcer les tensions et bâtir un cadre électoral consensuel. La plateforme souligne que la stabilité du pays repose sur la capacité des acteurs politiques à privilégier l’intérêt général, dans un contexte marqué par des désaccords persistants sur l’organisation des élections.
Sur le plan institutionnel, la PEC-CI propose une refonte totale de l’organe électoral. Elle recommande la création d’une nouvelle institution, entièrement confiée à la société civile, excluant toute participation des partis politiques. Cette entité, sélectionnée via un appel à candidatures ouvert, garantirait compétence, indépendance et transparence. La plateforme insiste également sur l’attribution d’un budget autonome, voté par l’Assemblée nationale, pour renforcer son indépendance financière.
La PEC-CI justifie ces propositions par les limites de l’ancienne CEI, jugée responsable de violences, de contestations électorales et de pertes humaines lors des scrutins précédents. La plateforme critique vivement la dissolution de la CEI sans concertation préalable avec l’opposition et la société civile, craignant une aggravation du climat politique à l’approche des prochaines élections.
En résumé, la PEC-CI appelle à une réforme électorale profonde et consensuelle, essentielle pour restaurer la confiance entre les institutions, les acteurs politiques et les citoyens.