Côte d’Ivoire : pourquoi une réforme électorale inclusive est-elle cruciale ?

Côte d’Ivoire : pourquoi une réforme électorale inclusive est-elle cruciale ?
Jean-Martial N’Guessan, président du conseil d’administration de la 2PFJ.

Côte d’Ivoire : la 2PFJ exige un dialogue politique pour des réformes électorales légitimes

Face aux défis socio-politiques persistants en Côte d’Ivoire, la Plateforme panafricaine des femmes et des jeunes pour la paix, la démocratie et la gouvernance (2PFJ) insiste sur la nécessité d’un dialogue politique inclusif pour réussir la réforme électorale. Cette initiative, portée par la 2PFJ, vise à rétablir la confiance entre les acteurs politiques et à bâtir un système électoral plus transparent et équitable.

Dans une déclaration officielle, la 2PFJ souligne que toute réforme électorale doit s’appuyer sur un diagnostic approfondi de la situation nationale, marquée par des tensions récurrentes. Pour l’organisation, la gouvernance électorale ne saurait être réduite à une simple consultation : elle exige un cadre de négociation républicain, associant l’ensemble des forces politiques et sociales. L’objectif ? Créer un futur organe de gestion des élections issu d’un consensus national, capable de garantir la légitimité du processus.

Pour concrétiser cette vision, la 2PFJ propose la mise en place de commissions techniques paritaires, composées de représentants du gouvernement, de l’opposition et de la société civile. Ces structures auraient pour mission de définir les critères d’indépendance, d’autonomie financière et de compétences des futurs organes électoraux, qu’il s’agisse des trois entités proposées ou d’une autre architecture institutionnelle.

Renforcer la confiance : une priorité absolue

La confiance est au cœur des propositions de la 2PFJ. Pour rétablir un climat serein, l’organisation demande la libération des détenus politiques et le retour sécurisé des exilés. Elle insiste également sur l’intégration des femmes et des jeunes dans les instances électorales futures, afin de favoriser une veille citoyenne inclusive et apaisée.

La 2PFJ rappelle que les crises électorales ont profondément affecté la cohésion sociale en Côte d’Ivoire. Pourtant, elle rappelle que les Ivoiriens ont su, par le passé, surmonter leurs divisions au nom de l’intérêt général. La réforme de la gouvernance électorale représente, selon elle, une opportunité historique de rassembler les citoyens autour d’un projet commun : construire une nation plus stable, unie et prospère.

Cette position intervient alors que le gouvernement ivoirien a récemment organisé une session de travail élargie sur les réformes électorales, réunissant partis politiques, société civile et experts. Une démarche saluée par la 2PFJ, qui y voit un premier pas vers une approche plus collaborative.

Les attentes de la 2PFJ en bref

  • Un cadre de dialogue républicain incluant tous les acteurs politiques et sociaux.
  • La création de commissions techniques paritaires pour encadrer les futures institutions électorales.
  • L’indépendance et l’autonomie financière des organes de gestion des élections.
  • La libération des détenus politiques et le retour des exilés.
  • Une représentation équilibrée des femmes et des jeunes dans les instances électorales.

Pour la 2PFJ, l’enjeu dépasse la simple réforme technique : il s’agit de réconcilier les Ivoiriens et de poser les bases d’un avenir démocratique durable.

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