Côte d’Ivoire : une révolution industrielle dans la transformation de l’anacarde

Côte d’Ivoire : une révolution industrielle dans la transformation de l’anacarde

En marge d’Abidjan, précisément à Attinguié sur le site industriel PK 31, une innovation majeure a été dévoilée. Le groupe Valency International y a officiellement lancé une unité de production de biochar, marquant un tournant dans la gestion des résidus de l’anacarde.

Cette infrastructure, inaugurée en grande pompe, s’inscrit dans une démarche de valorisation des sous-produits agricoles. Longtemps négligées, les coques de cajou, autrefois considérées comme de simples déchets, se transforment désormais en ressources stratégiques pour les secteurs énergétique et industriel.

Sous l’égide du ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté, la cérémonie a réuni des acteurs institutionnels et des partenaires techniques. L’installation, présentée comme la première du genre en Afrique par son ampleur, est conçue pour traiter jusqu’à 20 000 tonnes de coques de cajou chaque année.

Grâce à une technologie innovante, elle produira environ 6 000 tonnes de biochar, tout en générant du biocarburant et de l’énergie. Une avancée qui promet de réduire significativement les déchets de la filière anacarde tout en stimulant l’économie locale.

« Cette initiative illustre parfaitement la transition vers une industrie plus durable et créatrice de valeur », a souligné le ministre lors de son discours. Il a salué un projet alliant innovation technologique et développement économique, en phase avec les ambitions nationales.

Les responsables de Valency International et de Revata Carbon ont également participé aux échanges, mettant en lumière les retombées économiques attendues. Ce projet s’ajoute aux efforts du gouvernement pour renforcer la transformation locale de l’anacarde, un secteur clé pour la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de noix de cajou brute.

Avec cette nouvelle unité, le pays confirme sa volonté de diversifier ses activités industrielles et de maximiser les bénéfices de sa filière anacarde. Une démarche qui s’inscrit dans une logique d’économie circulaire, où chaque sous-produit trouve une seconde vie.

Cette réalisation ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour les acteurs du secteur, tout en renforçant la position de la Côte d’Ivoire comme leader en matière de transformation durable de l’anacarde.

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