Débat à l’ONU : la rdc pointe le rôle des ressources naturelles dans les conflits armés
Débat à l’ONU : la RDC révèle le lien entre exploitation des ressources naturelles et conflits armés

Lors d’une réunion du Conseil de sécurité, la ministre des Affaires étrangères de la RDC, Thérèse Kayikwamba Wagner, a souligné un point crucial : l’exploitation des ressources naturelles alimente directement les conflits armés dans son pays. Elle a rappelé que l’objectif n’est pas d’imposer de nouvelles obligations internationales, mais de renforcer les mécanismes existants en matière de traçabilité, de sanctions et de gouvernance des matières premières.
Elle a également précisé que cette démarche ne vise ni à uniformiser les législations minières, ni à saper la souveraineté des États sur leurs propres ressources.
La France a réitéré son soutien à l’application de la résolution 2773 concernant l’est de la RDC. Elle a pointé du doigt la présence du groupe M23 qui contrôle une part significative de la production mondiale de coltan, notamment dans la région de Rubaya, et a appelé à un renforcement des dispositifs de traçabilité et des sanctions ciblées.
Divergences marquées entre les grandes puissances
Les États-Unis ont mis en avant l’importance de sécuriser les chaînes d’approvisionnement en minerais stratégiques et les investissements dédiés à ce secteur.
La Chine, quant à elle, a défendu le principe de souveraineté des États et rejeté toute politisation de ce dossier.
Plus radicale, la Russie a dénoncé l’idée même d’un vide juridique, affirmant que les conflits trouvent leur origine dans l’instabilité politique et les ingérences extérieures, bien plus que dans l’absence de cadres réglementaires internationaux.
Ces échanges ont révélé des positions profondément divergentes parmi les grandes puissances quant à la gestion mondiale des ressources naturelles.