Derniers matchs de ligue 1 : quand les supporters envahissent les terrains à nantes et nice

Derniers matchs de ligue 1 : quand les supporters envahissent les terrains à nantes et nice

La dernière journée de Ligue 1 a basculé dans le chaos. À Nantes comme à Nice, des supporters en colère ont envahi les pelouses, perturbant les matchs et marquant une fin de saison explosive.

À La Beaujoire, le FC Nantes devait rendre hommage à Vahid Halilhodzic, entraîneur emblématique malgré la descente en Ligue 2 déjà actée. Mais l’émotion a rapidement cédé la place à la colère. À la 22e minute, des dizaines de supporters encagoulés ont envahi la pelouse, lançant des fumigènes et exprimant leur mécontentement envers la direction du club. L’arbitre Stéphanie Frappart a dû interrompre le match, les joueurs étant renvoyés aux vestiaires. La rencontre a finalement été arrêtée définitivement pour raisons de sécurité, sur décision du préfet.

Vahid Halilhodzic, resté sur le bord du terrain, a vivement réagi face aux supporters qui se rapprochaient dangereusement de lui, retenu de justesse par les agents de sécurité.

la ministre des sports condamne les débordements

La situation a suscité une vive réaction des autorités. La ministre des Sports a fermement condamné ces incidents : « Les scènes de violence survenues il y a quelques minutes lors du match sont inacceptables et n’ont absolument rien à faire dans le sport ni dans notre République ». Elle a apporté son soutien aux joueurs et aux supporters venus vivre ce moment dans le calme, soulignant que l’interruption définitive du match s’imposait.

À Nice, les supporters du Gym ont également franchi les barrières après le match nul contre Metz (0-0), synonyme de barrages pour le maintien en Ligue 1. Le préfet des Alpes-Maritimes a dénoncé « fermement les débordements et dégradations commis par des supporters ultras ».

un président niçois sous le choc

Jean-Pierre Rivère, président de l’OGC Nice, a exprimé sa profonde déception après ces incidents : « Tout le monde a mal vécu cette saison. On peut avoir beaucoup d’aigreur, beaucoup de colère. Mais elle n’est pas finie. Il nous reste deux matchs, certes très compliqués, mais ils sont là. Tant que ce n’est pas fini, il faut y aller ». La finale de la Coupe de France contre Lens, prévue vendredi, semble déjà reléguée au second plan. Rivère a confirmé : « La priorité n’est plus là. La seule ambition qu’on peut avoir, c’est de s’en sortir et de rester en Ligue 1 ».

Le match aller à l’Allianz Arena pourrait se jouer à huis clos en raison de ces débordements, mais l’essentiel reste de sauver le club de la relégation.

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