Gabon : Oligui Nguema refuse l’accueil des migrants expulsés par les États-Unis
Alors que les États-Unis intensifient leurs démarches pour externaliser la gestion des migrants en situation irrégulière, le Gabon a clairement opposé une fin de non-recevoir à une proposition américaine. Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a explicitement rejeté l’idée d’accueillir des personnes expulsées du territoire américain, malgré les sollicitations répétées de Washington.
Lors d’une prise de parole remarquée, le chef de l’État gabonais a souligné les limites de cette approche, tout en maintenant une relation respectueuse avec son homologue américain. Dans une déclaration sans ambiguïté, il a expliqué :
« Donald Trump est un partenaire que j’estime. Cependant, sur la question des migrants expulsés, nos positions divergent. Le Gabon ne signera aucun accord allant à l’encontre de ses intérêts nationaux. »
Cette position ferme illustre une diplomatie gabonaise soucieuse de préserver sa souveraineté, malgré les pressions extérieures. Libreville refuse ainsi de s’engager dans un dispositif qui alourdirait davantage ses infrastructures administratives et ses ressources sécuritaires, déjà sollicitées par des défis internes majeurs.
Un refus motivé par la protection des priorités nationales
Le gouvernement gabonais justifie son rejet par la nécessité de se concentrer sur des enjeux bien plus urgents. Entre la gestion des transitions politiques, la relance économique et la préparation des prochaines élections, les autorités locales estiment ne pas avoir les moyens logistiques ni financiers d’accueillir des flux migratoires supplémentaires.
En refusant de cautionner cette externalisation forcée, le Gabon envoie un signal fort à ses partenaires internationaux. Pour Libreville, les relations diplomatiques, aussi importantes soient-elles, ne doivent jamais primer sur la stabilité et la souveraineté du pays.