Georges Dougueli répond aux attaques d’Owona Nguini sur la santé de Paul Biya

Georges Dougueli répond aux attaques d’Owona Nguini sur la santé de Paul Biya

Le droit de s’interroger sur la vie publique et la santé des dirigeants est au cœur d’une vive passe d’armes entre le journaliste Georges Dougueli et l’universitaire Owona Nguini.

Dans une mise au point musclée, le journaliste a tenu à clarifier sa position face aux critiques formulées par le vice-recteur de l’université de Yaoundé II. Ce dernier l’accusait récemment d’alimenter des rumeurs sur la disparition du chef de l’État, Paul Biya.

Le journalisme face au tabou du pouvoir

Pour Georges Dougueli, l’idée que « spéculer » sur la mort d’un président soit une faute professionnelle est une méconnaissance profonde du métier. Selon lui, rien n’est sacré pour un véritable journaliste. Il rappelle que la santé de ceux qui incarnent l’État est une information d’intérêt public capitale. Il souligne même que les rédactions préparent régulièrement les nécrologies de personnalités influentes bien avant leur décès, une pratique standard dans le monde des médias.

Il dénonce une tentative d’intimidation orchestrée par des cercles sécuritaires et rappelle que l’on ne peut analyser la vie d’une nation sans s’intéresser à l’état de forme de ses dirigeants. Pour lui, cette diatribe télévisée cache des intentions plus profondes qu’il convient de décrypter.

La déconstruction d’un discours idéologique

Le journaliste s’attaque ensuite aux fondements de la pensée d’Owona Nguini, notamment l’usage du concept « Ekang ». Il dénonce une vision suprématiste qu’il juge dangereuse. En évoquant les « Seigneurs de la forêt » et une supposée vocation à gouverner des territoires allant du Cameroun au Gabon, en passant par la Guinée équatoriale et le Congo, l’universitaire manipulerait des thèses anthropologiques inflammables.

Georges Dougueli souligne que cette singularisation a déjà provoqué des rejets massifs chez nos voisins gabonais. Il pointe également du doigt la désignation systématique d’ennemis intérieurs, qu’il s’agisse hier des « Ntaalibams » de « Tonton Maurika » ou aujourd’hui des « Eglisiens », qualifiés de fanatiques.

Le cas Samuel Eto’o et la fracture sociale

L’affrontement se déplace également sur le terrain de la Fecafoot. Le journaliste accuse son contradicteur de mener une offensive contre Samuel Eto’o en opposant une prétendue élite intellectuelle à un peuple traité d’« illettré ». Cette stratégie viserait, selon lui, à protéger une caste dont l’image est ternie par la corruption et une gouvernance défaillante.

Enfin, il fustige l’usage abusif des « hautes instructions » qui serviraient à dépouiller le peuple de sa souveraineté au profit de la volonté d’un seul homme. Le journaliste conclut en alertant sur le fait que cette agitation intellectuelle pourrait, à terme, engendrer de véritables fractures au sein de la société camerounaise.

tribuneaes