Un appel pressant à l’unité face aux reports électoraux
Le président du Social Democratic Front (SDF), Joshua Osih, a vivement réagi face aux reports successifs des élections municipales et législatives au Cameroun. Lors d’une conférence de presse tenue le 23 juillet, il a interpellé sans détour le gouvernement sur le respect impératif du calendrier électoral.
Pour l’opposant, le calendrier électoral ne relève pas de la volonté gouvernementale, mais constitue un droit sacré du peuple camerounais. Face à cette situation, il a lancé un appel solennel à l’ensemble des partis politiques d’opposition, toutes sensibilités confondues, pour former un front commun.
« Les élections doivent se tenir à la date prévue. Aucun report supplémentaire ne sera toléré. Le calendrier électoral appartient au peuple camerounais, pas au gouvernement. Il est temps que toute l’opposition se mobilise pour défendre ce droit fondamental », a-t-il déclaré avec fermeté.
À ce jour, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée parmi les figures de l’opposition.
Des reports justifiés par des contraintes logistiques et sécuritaires
Le gouvernement camerounais, de son côté, a justifié ces reports par des difficultés d’ordre financier, logistique et sécuritaire, tout en évoquant la nécessité de réorganiser le calendrier électoral. Ces arguments ont permis l’adoption d’un projet de loi à l’Assemblée nationale et la promulgation d’un décret présidentiel en juin 2026. Résultat : le mandat en cours est prolongé jusqu’en février 2027.
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