La Chine renforce la sécurité alimentaire au Tchad avec un don de riz

La Chine renforce la sécurité alimentaire au Tchad avec un don de riz

Au cœur de N’Djamena, la capitale tchadienne, une cérémonie officielle a marqué un nouveau chapitre dans les relations sino-tchadiennes. La Chine a concrétisé son engagement solidaire en offrant 1 770 tonnes de riz, destinées à renforcer la sécurité alimentaire d’un pays confronté à des défis climatiques et économiques persistants.

Cérémonie de réception du don de riz chinois au Tchad

Un partenariat ancré dans la solidarité et le soutien mutuel

Sous la présidence du ministre de l’Action sociale, Zara Mahamat Issa, la cérémonie a mis en lumière la profondeur des liens entre les deux nations. Le don de riz ne se limite pas à une simple aide matérielle : il incarne une véritable amitié stratégique, fondée sur le respect et l’entraide. Comme l’a rappelé la ministre, s’appuyant sur un proverbe chinois, « Dans une calamité, un seul grain de riz vaut une once d’or ». Cette aide arrive à point nommé pour soutenir les familles les plus vulnérables, notamment les déplacés internes, les réfugiés et les ménages touchés par les crises récurrentes.

L’ONASA s’engage pour une distribution transparente et efficace

Ahmat Mahamat Kosseï, directeur général de l’Office National de Sécurité Alimentaire (ONASA), a salué ce geste comme une bouffée d’oxygène pour les programmes nationaux. Il a confirmé que les 1 770 tonnes de riz viendront renforcer les stocks existants, permettant d’atténuer les effets des pénuries alimentaires. Depuis des années, la Chine accompagne le Tchad dans cette lutte : des dons similaires de 5 000 tonnes ont été enregistrés en 2014 et 2017, tandis que 5 966 tonnes ont été livrées en 2019. En 2022 et 2025, des contributions en blé et en riz ont également été apportées.

Une gestion rigoureuse pour maximiser l’impact

L’ONASA a d’ores et déjà pris les dispositions nécessaires pour garantir une répartition équitable et un suivi rigoureux de ce stock. L’objectif ? Éviter toute forme de gaspillage et s’assurer que les denrées parviennent aux populations les plus nécessiteuses. Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de résilience alimentaire, visant à consolider la stabilité sociale et économique du pays.

La Chine, un partenaire engagé sur le long terme

Wang Xining, ambassadeur de Chine au Tchad, a détaillé les multiples facettes de l’engagement chinois. Face aux défis croissants – conflits régionaux, afflux de réfugiés et conditions climatiques extrêmes – Pékin a choisi d’agir concrètement. Chaque année, des céréales d’une valeur moyenne de près de 2 milliards de francs CFA sont fournies au Tchad. Par ailleurs, les entreprises et ressortissants chinois s’impliquent activement dans des projets de responsabilité sociale, allant du don de matériel à des actions de proximité.

L’ambassadeur a cependant tenu à souligner une nuance essentielle : « L’aide matérielle ne résout pas tout, mais elle répond à des besoins urgents. » Pour aller plus loin, la Chine déploie des missions techniques agricoles sur le terrain. Ces experts travaillent main dans la main avec les agriculteurs locaux pour tester des variétés à haut rendement et former les communautés aux technologies agricoles modernes.

Un potentiel agricole à exploiter

Wang Xining a rappelé les atouts naturels du Tchad : des ressources hydriques abondantes, un ensoleillement généreux, des terres fertiles et une main-d’œuvre dynamique. « Le pays possède un potentiel agricole immense, a-t-il déclaré. En combinant nos efforts, nous pouvons transformer ces opportunités en réalité. »

Cette année marque une étape symbolique dans la coopération sino-tchadienne, avec l’alignement des plans de développement nationaux. Un autre signe fort est l’application par la Chine d’un tarif douanier zéro pour tous les pays africains ayant des relations diplomatiques avec elle. Une mesure qui devrait faciliter les échanges commerciaux et renforcer les partenariats économiques.

La cérémonie s’est achevée par une visite des entrepôts de Chagoua FDAR, dans le 7ᵉ arrondissement de N’Djamena, où sont stockées les denrées. Une démonstration concrète de la volonté commune de bâtir un avenir plus résilient pour les Tchadiens.

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