La Côte d’Ivoire mise en avant par le MAEP pour son leadership en gouvernance

La Côte d’Ivoire mise en avant par le MAEP pour son leadership en gouvernance

La Côte d’Ivoire saluée pour ses avancées en gouvernance et réformes institutionnelles

Le Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP), outil phare de l’Union africaine dédié à l’évaluation de la gouvernance des États membres, a rendu hommage aux efforts remarquables consentis par la Côte d’Ivoire. Ces démarches, axées sur la stabilité politique, la transformation économique et les réformes institutionnelles, positionnent le pays comme un acteur clé du continent.

 »Les progrès accomplis par la Côte d’Ivoire en matière de gouvernance constituent une base solide pour son évaluation de deuxième génération », a souligné Marie-Antoinette Rose-Quatre, directrice générale du secrétariat continental du MAEP.  »Ces réalisations, fruit d’un engagement fort, serviront de référence pour d’autres États africains en quête d’excellence en matière de bonne gouvernance. »

Lors de sa visite officielle à Abidjan, au mois de juillet 2026, elle a réaffirmé l’accompagnement inconditionnel du MAEP dans le cadre des préparatifs de cette évaluation. Une démarche qui s’inscrit dans une logique de partage d’expériences et d’apprentissage mutuel, principes fondateurs de ce mécanisme.

Une évaluation de deuxième génération pour consolider les acquis

 »L’évaluation de deuxième génération n’est pas un simple bilan, mais une opportunité stratégique », a expliqué Mme Rose-Quatre.  »Elle permettra à la Côte d’Ivoire de mesurer les avancées depuis sa première évaluation, d’identifier les défis persistants et de promouvoir les bonnes pratiques en matière de gouvernance. »

Le MAEP, basé sur des principes de volontariat, transparence et redevabilité, se veut un outil d’accompagnement plutôt que de jugement.  »Notre mission est d’aider les États à renforcer leur démocratie, leur économie et leur gouvernance socio-économique », a-t-elle ajouté.

Pendant son séjour, la délégation du MAEP a travaillé en étroite collaboration avec les autorités ivoiriennes pour finaliser la feuille de route de l’évaluation. Objectif : garantir un lancement optimal de ce processus, essentiel pour le développement du pays.

 »Ce partenariat repose sur la confiance et le dialogue », a-t-elle conclu.  »Le secrétariat continental s’engage à fournir un soutien technique et institutionnel complet, afin que la Côte d’Ivoire puisse tirer pleinement profit de cette évaluation. »

Des initiatives nationales pour ancrer la culture de la bonne gouvernance

Le président de la Commission nationale du MAEP en Côte d’Ivoire, PR David Moussa Soro, a rappelé l’ambition de son institution :  »faire de la gouvernance un levier de développement ». Il a mis en avant deux projets innovants :

  • L’université d’été pour la bonne gouvernance : une initiative visant à diffuser les principes de gouvernance auprès des populations, afin de les sensibiliser aux enjeux de transparence et de redevabilité.
  • La revue scientifique sur l’intégration africaine et la gouvernance : un espace dédié aux chercheurs, conforme au protocole du CAMES, pour publier des travaux sur les défis contemporains de la gouvernance en Afrique.

 »Ces outils illustrent notre volonté de placer la gouvernance au cœur du développement ivoirien », a-t-il déclaré.  »Ils s’inscrivent dans une dynamique de collaboration avec le secrétariat continental du MAEP, afin de mutualiser les expertises et renforcer notre impact. »

La directrice générale du MAEP a également été reçue au Sénat ivoirien et a échangé avec Nialé Kaba, ministre des Affaires étrangères, pour discuter des prochaines étapes de ce partenariat stratégique.

Créé en 2003, le MAEP est un accord volontaire entre États africains visant à évaluer et améliorer la gouvernance. Son objectif : promouvoir la stabilité politique, l’intégration économique et le développement durable à travers le continent.

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