L’Algérie lance la construction d’une centrale électrique majeure à N’Djamena

L’Algérie lance la construction d’une centrale électrique majeure à N’Djamena

La pose de la première pierre d’une nouvelle centrale électrique au Tchad, offerte par l’Algérie, marque un tournant décisif dans la consolidation des liens entre Alger et N’Djamena.

Ce lundi, à N’Djamena, le Premier ministre Sifi Ghrieb et son homologue tchadien, Allamaye Halina, ont officiellement lancé les travaux de cette infrastructure énergétique de solidarité. D’une capacité de production de 40 mégawatts, cette installation symbolise l’engagement concret de l’Algérie aux côtés de son partenaire tchadien.

Une expertise technique signée Sonelgaz International

Ce projet d’envergure s’inscrit directement dans la vision stratégique du président Abdelmadjid Tebboune. La réalisation de l’ouvrage a été confiée à Sonelgaz International, une filiale du groupe public algérien Sonelgaz, sous la supervision du ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables. Équipée de turbines à gaz modernes, la centrale est conçue pour répondre à la demande énergétique croissante de la capitale, N’Djamena, et de ses environs, garantissant ainsi une meilleure stabilité de l’approvisionnement électrique.

Lors de la cérémonie, un exposé technique a détaillé les phases d’ingénierie et les délais de mise en œuvre. Sifi Ghrieb, représentant le chef de l’État algérien, a souligné que cette infrastructure représente l’une des premières réalisations tangibles découlant des accords bilatéraux récents.

Un partenariat stratégique tourné vers l’avenir

Dans son intervention, le Premier ministre algérien a mis en avant la volonté du président Tebboune d’accompagner le Tchad dans son processus de développement. L’objectif est d’améliorer durablement le quotidien des populations à travers des projets structurants. Pour Sifi Ghrieb, cette centrale « concrétise l’ambition de hisser les relations entre les deux nations au rang d’un partenariat stratégique solide », basé sur une solidarité réelle et des intérêts mutuellement bénéfiques.

Cette dynamique fait suite à la visite officielle du président tchadien en Algérie en avril 2026. Les échanges de haut niveau ayant eu lieu à cette occasion ont ouvert la voie à des programmes de coopération ambitieux dans plusieurs secteurs clés, visant à construire un espace africain plus intégré.

La solidarité africaine au cœur du projet

Au-delà de l’aspect énergétique, l’initiative revêt une dimension continentale profonde. L’Algérie réaffirme sa conviction que le développement de l’Afrique doit passer par des investissements productifs et des actions concrètes sur le terrain. Cette approche s’intègre dans une vision globale de désenclavement et d’intégration régionale.

À cet égard, des projets tels que la route transsaharienne, la dorsale transsaharienne à fibre optique et le renforcement des liaisons aériennes sont essentiels. Ces infrastructures de transport et de logistique sont perçues comme des leviers indispensables pour stimuler les échanges commerciaux et les investissements entre les deux pays.

Souveraineté et solutions africaines

Le Premier ministre a également insisté sur la convergence de vues entre Alger et N’Djamena concernant les défis régionaux. La coordination bilatérale reste une priorité pour promouvoir des solutions africaines aux problématiques du continent, tout en respectant strictement la souveraineté de chaque État.

En réitérant le soutien indéfectible de l’Algérie, Sifi Ghrieb a conclu sur l’engagement de son pays à œuvrer pour la stabilité et la prospérité du Tchad, confirmant que cette centrale électrique n’est que le début d’une ère de coopération renforcée.

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