Le Burkina Faso met fin à sa présence diplomatique à Paris

Le Burkina Faso met fin à sa présence diplomatique à Paris

Le Burkina Faso met fin à sa présence diplomatique à Paris

Les douze diplomates burkinabè, auparavant en poste en France, ont regagné Ouagadougou. Ce rapatriement collectif officialise la fermeture de l’ambassade du Burkina Faso à Paris, concrétisant la rupture des liens diplomatiques entre les deux nations.

Rupture entre la France et le Burkina Faso : les diplomates burkinabè ont quitté Paris

L’ambassade de Paris officiellement close 

Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, a reçu les douze diplomates ce lundi. Lors de cette rencontre symbolique, ils ont remis le drapeau national qui flottait au-dessus de l’ambassade de Paris, ainsi que les clés des locaux diplomatiques. Cette démarche confirme la fin de la représentation diplomatique du Burkina Faso en France, tout en dissipant les allégations de demandes d’asile formulées par certains agents.

Une décision diplomatique assumée 

La décision du Burkina Faso de rompre ses relations diplomatiques avec la France avait été annoncée le 26 juin. Conformément au principe de réciprocité, les diplomates français avaient quitté Ouagadougou au début du mois de juillet, tandis que leurs homologues burkinabè disposaient d’un délai jusqu’au 6 juillet pour quitter le territoire français. Les autorités burkinabè ont justifié cette résolution par ce qu’elles ont décrit comme un « activisme incessant » de la France, jugé préjudiciable à leurs intérêts. En réponse, Paris avait qualifié cette décision d’« hostile et sans fondement ».

Relations dégradées : un historique de tensions 

Depuis la prise de pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré en septembre 2022, le Burkina Faso a progressivement pris ses distances avec la France, son partenaire historique. Ce désengagement s’est manifesté par le retrait des forces françaises du pays, suivi par un renforcement des collaborations avec de nouveaux acteurs internationaux, tels que la Russie, la Turquie et l’Iran. 

tribuneaes