Le Gabon, pôle d’attraction majeur : 216 milliards de FCFA d’investissements directs étrangers en 2025

Le Gabon, pôle d’attraction majeur : 216 milliards de FCFA d’investissements directs étrangers en 2025

Le Gabon affirme sa prééminence au sein de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) en matière d’attractivité pour les investissements directs étrangers (IDE). Selon les révélations du World Investment Report 2026 de la CNUCED, le pays a capté des flux d’IDE s’élevant à 379 millions de dollars en 2025, soit l’équivalent de 216 milliards de FCFA. Cette performance marque une progression notable par rapport aux 310 millions de dollars enregistrés en 2024, signalant un rebond significatif après plusieurs années de forte fluctuation des capitaux. Cette croissance s’inscrit dans un contexte mondial où les investissements transfrontaliers restent majoritairement orientés vers un nombre restreint de nations et de secteurs stratégiques, notamment les infrastructures numériques, les minéraux essentiels et l’énergie.

Le stock global d’IDE au Gabon atteint désormais 19,24 milliards de dollars, contre 18,89 milliards l’année précédente, témoignant d’une confiance durable de la part des investisseurs internationaux. Parallèlement, les sorties d’IDE demeurent contenues à 56 millions de dollars, ce qui caractérise le Gabon comme une économie principalement réceptrice de capitaux plutôt qu’exportatrice. Cette dynamique consolide la position du Gabon comme un acteur central dans l’accueil des investissements internationaux en Afrique centrale, un rôle soutenu par ses abondantes ressources naturelles, ses infrastructures développées et les réformes entreprises pour optimiser son climat des affaires.

Une diversification économique indispensable

Le rapport met en lumière que le continent africain est toujours confronté à une concentration des investissements sur un petit nombre d’économies et de secteurs. La CNUCED souligne que les perspectives globales demeurent incertaines, en raison des tensions géopolitiques persistantes, des ambiguïtés commerciales et du ralentissement des grands projets d’infrastructures. En Afrique, la diminution des opérations de financement de projets et la focalisation des flux sur un nombre limité de pays accentuent la nécessité d’élargir les fondements de l’attractivité économique.

Le Gabon est appelé à tirer parti de son rôle de locomotive au sein de la CEMAC pour attirer davantage d’investissements dans des secteurs à forte valeur ajoutée. Cela inclut notamment la transformation locale des matières premières, l’industrie manufacturière, l’économie numérique et les énergies renouvelables. Dans un environnement international caractérisé par une concurrence accrue entre les destinations de capitaux, la capacité du Gabon à poursuivre ses réformes structurelles et à intensifier l’intégration économique régionale sera cruciale. Ces efforts permettront de préserver son avantage compétitif et de contribuer à faire de la CEMAC une région plus attractive pour les investisseurs du monde entier.

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