Lors d’une intervention remarquée, Guy Marius Sagna a révélé que Ousmane Sonko aurait perçu 1,7 milliard de francs CFA au titre des fonds politiques durant ses fonctions de Premier ministre. Une somme versée « sans aucun encadrement institutionnel », selon ses propres termes. Cette annonce place le président de l’Assemblée nationale au cœur d’un débat national sur la gestion des ressources publiques au Sénégal.
L’élu de Pastef précise que ce montant s’inscrit dans le cadre légal en vigueur. Toutefois, il pointe du doigt l’absence totale de contrôle sur ces fonds, une situation qui soulève des questions légitimes sur leur utilisation. Ces révélations interviennent alors que le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, disposerait lui-même de plus de 8 milliards de francs CFA, ventilés entre différentes enveloppes financières — un contraste qui nourrit les critiques.
une contradiction qui alimente les polémiques
Guy Marius Sagna met en lumière une incohérence flagrante entre les discours publics et les pratiques réelles des responsables politiques. Il dénonce ce qu’il qualifie de « parjure » de la part du président Diomaye Faye, notamment sur la question de l’encadrement des fonds politiques. Selon lui, Ousmane Sonko, autrefois défenseur acharné de cette transparence, continue aujourd’hui de promouvoir l’encadrement « de tous » les fonds politiques — une posture qu’il juge désormais contradictoire avec les montants perçus.
Sur ses réseaux sociaux, Guy Marius Sagna a ironisé : « C’est cela la sorcellerie de certains hommes et femmes politiques. Sorciers, est-ce que ça va ? » Une formule cinglante qui résume son indignation face à ce qu’il perçoit comme une manipulation des règles par les dirigeants.
