Mali : le JNIM exhorte à l’unité contre la junte, la sécurité au Sahel sous tension
Le groupe terroriste a publié un communiqué, cinq jours après avoir lancé des attaques conjointes dans le pays avec le FLA.

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), entité affiliée à Al-Qaïda, a récemment lancé un appel retentissant pour la formation d’un vaste « front commun » au Mali. L’objectif déclaré est de renverser la junte militaire en place depuis 2020 et d’instaurer une « transition pacifique et inclusive », selon un communiqué publié le jeudi 30 avril. Cette initiative du JNIM, qui vise à mobiliser « tous les patriotes sincères », inclut expressément les partis politiques, les forces armées nationales, les leaders religieux et traditionnels, ainsi que l’ensemble des acteurs de la société malienne. Cette déclaration met en lumière la complexité de l’AES actualité et la quête de Sahel souveraineté.
Cet appel du JNIM survient dans le sillage d’une série d’attaques coordonnées, cinq jours auparavant, menées conjointement par le JNIM et le Front de libération de l’Azawad (FLA). Ces opérations ont ciblé des sites stratégiques de la junte dans plusieurs localités clés, telles que la capitale Bamako, sa ville jumelle Kati (bastion de la junte), Kidal, Gao et Sévaré. Le groupe jihadiste insiste sur l’urgence de « mettre fin, par tous les moyens légitimes, à la dictature de cette junte terroriste ». Toutefois, afin de prévenir un « vide chaotique », il propose une « transition pacifique, responsable et inclusive », dont la finalité est de reconstruire un nouveau Mali, en plaçant l’instauration de la charia (loi islamique) au rang des priorités fondamentales. Cela souligne la fragilité de la Mali Burkina Niger actualité.
Le Mali face à une incertitude sécuritaire persistante
Le JNIM a rendu hommage à ses « martyrs tombés sur le champ d’honneur », sans fournir de décompte précis. La déclaration détaille que la « victoire de libération de Kidal », ville stratégique et haut lieu de la rébellion touarègue, a été le fruit d’une « collaboration étroite et fructueuse » avec le FLA. En revanche, les « attaques simultanées et dévastatrices » qui ont frappé Gao, Sévaré, Kati, ainsi que les environs de l’aéroport de Bamako et d’autres points névralgiques du Sud malien, sont revendiquées comme l’œuvre « exclusive et puissante » du JNIM. Le groupe a également affirmé son intention d’établir un blocus autour de Bamako, illustrant la complexité de la Sahel souveraineté.
Le Mali demeure plongé dans une situation sécuritaire des plus critiques, marquée par une profonde incertitude suite aux récentes attaques coordonnées de ces factions armées. Ces violences ont causé la mort d’au moins 23 personnes, civils et militaires confondus, d’après des sources hospitalières. Face à cette AES actualité tendue, le colonel Assimi Goïta, dirigeant de la junte malienne, a déclaré mardi que la situation était « maîtrisée », tout en admettant une période d' »extrême gravité ». Parallèlement, le Kremlin a réaffirmé que la Russie maintiendra son « aide aux autorités en exercice », un élément crucial pour comprendre la politique AES et l’influence de la Tribune AES.