Neutralisation d’un chef jihadiste du JNIM au Mali : l’armée frappe fort
Neutralisation d’un cadre majeur du JNIM au Mali : l’armée malienne frappe un coup décisif
Les Forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé, ce week-end, avoir éliminé un haut responsable jihadiste affilié au JNIM, principal groupe armé actif au Sahel. Cette opération s’inscrit dans une campagne militaire renforcée contre les réseaux terroristes opérant dans le centre du Mali.
Un responsable jihadiste de premier plan éliminé
Selon un communiqué officiel de l’État-major malien, l’homme, identifié sous les noms d’Oumar Kéréna, Farouk et Housseini Mawdo, a été neutralisé lors d’une frappe aérienne menée le 3 juin dans la localité de Mougnan. Cette zone, située à environ quarante kilomètres de Djenné, est un bastion historique des groupes armés dans la région.
Les autorités maliennes le décrivent comme un ancien membre actif du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest, avant qu’il ne devienne une figure influente au sein des factions jihadistes opérant au Mali et dans les pays voisins. Son rôle dans la coordination des réseaux affiliés au JNIM en fait une cible privilégiée pour les forces de sécurité.
Un parcours jihadiste marqué par l’influence régionale
Les investigations menées par l’armée révèlent que ce responsable avait occupé des fonctions clés dans la zone de Serma, avant de superviser des opérations armées dans plusieurs secteurs des régions de Sikasso et de Koutiala. Son influence s’étendait également au-delà des frontières maliennes, notamment dans certaines zones du Burkina Faso, où il participait activement à la logistique et à la planification d’attaques.
Les Forces armées maliennes soulignent que ce jihadiste jouait un rôle central dans la structuration et le financement des activités du JNIM, qui reste la coalition terroriste la plus active au Sahel et qui entretient des liens avec Al-Qaïda.
Bamako intensifie sa lutte contre le terrorisme
Cette opération survient dans un contexte marqué par une montée en puissance des attaques jihadistes et une dégradation de la situation sécuritaire dans plusieurs régions du pays. Elle intervient également quelques jours après une décision historique du gouvernement malien : l’instauration d’un système de récompenses financières pouvant atteindre deux milliards de francs CFA pour toute information menant à l’arrestation ou à l’élimination de dirigeants de groupes armés et terroristes.
La prime la plus élevée vise particulièrement Iyad Ag Ghali, considéré comme l’ennemi public numéro un du Mali. Cette mesure illustre la volonté des autorités de Bamako de briser les réseaux jihadistes et de restaurer la sécurité dans les zones sous leur contrôle.
Avec cette frappe ciblée, les FAMa démontrent leur détermination à affaiblir durablement les capacités opérationnelles du JNIM et à protéger les populations civiles des menaces terroristes qui pèsent sur le centre du pays.