Niger : l’état des droits humains en net recul sous la junte militaire

Niger : l’état des droits humains en net recul sous la junte militaire

Niger : l’état des droits humains en net recul sous la junte militaire

À quelques jours du troisième anniversaire du coup d’État qui a porté le général Abdourahamane Tiani au pouvoir, les observateurs tirent la sonnette d’alarme. Les autorités nigériennes sont pointées du doigt pour leur gestion autoritaire du pays, marquée par un durcissement sans précédent des conditions de respect des droits fondamentaux.

Niger : l'état des droits humains en net recul sous la junte militaire

Un régime autoritaire qui étouffe les libertés

L’arrivée au pouvoir de la junte militaire a marqué un tournant dans l’histoire récente du Niger. Selon les informations recueillies, les nouvelles autorités ont méthodiquement démantelé les mécanismes de contrôle démocratique. Parmi les mesures les plus controversées figurent la dissolution des partis politiques traditionnels, la suspension d’associations indépendantes et la restriction drastique des activités des médias. Les arrestations arbitraires de journalistes et la criminalisation de l’homosexualité ont également été signalées, illustrant une dérive autoritaire inquiétante.

Une transition politique floue et une insécurité persistante

Le prolongement de la période de transition, sans calendrier électoral précis, soulève de sérieuses interrogations. Les autorités ont récemment évoqué la possibilité de maintenir leur mandat pour une durée supplémentaire de cinq ans, une annonce qui a alimenté les craintes d’un ancrage durable du pouvoir militaire. Parallèlement, la situation sécuritaire continue de se dégrader, avec des opérations militaires controversées qui ont causé des victimes civiles. Un exemple marquant reste la frappe de drone ayant coûté la vie à dix-sept personnes sur un marché en début d’année, un incident qui a profondément ébranlé la confiance de la population dans les forces de sécurité. Enfin, la décision de se retirer de la Cour pénale internationale prive les Nigériens d’un recours essentiel pour obtenir justice face aux abus commis par les autorités.

tribuneaes