Ousmane Sonko assume la loi anti-homosexualité au Sénégal et fustige l’ingérence occidentale

Ousmane Sonko assume la loi anti-homosexualité au Sénégal et fustige l’ingérence occidentale

Le Premier ministre sénégalais défend sans réserve la loi contre l’homosexualité

Lors de sa dernière intervention devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé avec conviction la position de son gouvernement sur la question sensible des relations homosexuelles. Cette prise de parole, tenue un vendredi de mai, marque une nouvelle étape dans la politique sénégalaise, alors que le débat sur cette législation fait rage depuis plusieurs semaines.

Une application stricte et sans concession de la loi

Interpellé par les députés sur le durcissement des peines de prison pour les personnes reconnues coupables d’homosexualité, Ousmane Sonko a balayé toute possibilité de suspendre le texte. Depuis sa promulgation, plus d’une centaine d’individus ont été arrêtés en l’espace de trois mois, et des voix intellectuelles africaines ont appelé à un moratoire via une tribune publiée quelques jours plus tôt. Mais pour le chef du gouvernement, aucune concession n’est envisageable.

Son objectif est clair : mettre un terme à ce qu’il qualifie de « prolifération du phénomène de l’homosexualité ». Il a exigé de la justice une application « totale, impersonnelle et parfaite » de la loi, sans distinction de statut social. Une mise en garde qui fait écho aux récentes arrestations de personnalités proches de son entourage, démontrant que la loi s’applique à tous sans exception.

Un rejet catégorique des pressions internationales

Face aux critiques venues de l’étranger, Ousmane Sonko a affiché une fermeté inébranlable. Il a vivement contesté les condamnations internationales, pointant du doigt spécifiquement les réactions en provenance de Paris. Pour lui, ces interventions ne sont que des « gesticulations » destinées à influencer les choix souverains du Sénégal.

Le Premier ministre a dénoncé une « tyrannie de l’Occident », qu’il accuse de vouloir imposer l’homosexualité aux nations africaines à travers le contrôle des médias. Sa réponse est sans ambiguïté : « S’ils ont opté pour ces pratiques, c’est leur problème, mais nous n’avons pas de leçon à recevoir d’eux. » Il a même brandi la possibilité d’un renforcement supplémentaire de la loi, déclarant sans détour : « Si la loi doit être renforcée, elle le sera. »

Cette position tranchée illustre la détermination du gouvernement sénégalais à défendre ses valeurs et sa souveraineté face à ce qu’il perçoit comme une ingérence étrangère.

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