Ousmane Sonko défend un durcissement des lois contre l’homosexualité au Sénégal
Ousmane Sonko défend un durcissement des lois contre l’homosexualité au Sénégal
Le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé la détermination du gouvernement à renforcer la législation en vigueur concernant l’homosexualité. Dans un discours ferme, il a souligné l’impératif d’appliquer sans exception les textes existants, tout en rejetant catégoriquement les pressions venues de l’étranger.

Dans une allocution marquée par une fermeté rare, le chef du gouvernement sénégalais a rappelé que la loi doit s’appliquer de manière indifférenciée, sans égard pour les statuts ou les influences. Il a martelé : « Les dispositions légales ne font aucune faveur, et leur application sera totale. » Son propos visait à clarifier la position de l’exécutif face à un débat souvent polarisé.
Ousmane Sonko a également pointé du doigt l’inaction des gouvernements précédents, estimant que l’absence de mesures strictes avait favorisé l’extension du phénomène. « Ce n’est pas une question récente, a-t-il déclaré. Les régimes antérieurs n’ont pas agi avec la rigueur nécessaire. Si tel avait été le cas, nous ne serions pas confrontés à cette situation aujourd’hui. »
Le Premier ministre a par ailleurs dénoncé les critiques émanant de certains partenaires internationaux, en particulier ceux issus de l’Occident. « Nous ne recevrons de leçons de personne, a-t-il lancé. La loi sénégalaise est une affaire souveraine, et nous rejetons toute tentative d’ingérence. » Il a également balayé les appels à un moratoire, affirmant : « Qu’ils soient locaux ou étrangers, ceux qui s’immiscent n’auront aucun impact. Le processus législatif suivra son cours, sans délai ni concession. »
Cette déclaration s’inscrit dans un contexte où les questions sociétales divisent profondément l’opinion publique au Sénégal. Alors que certains appellent à une modernisation des lois, d’autres défendent une ligne plus conservatrice, en phase avec les valeurs traditionnelles du pays.