Ousmane sonko dénonce son limogeage par bassirou diomaye faye

Ousmane sonko dénonce son limogeage par bassirou diomaye faye

Ousmane Sonko révèle les coulisses de son éviction par le président Bassirou Diomaye Faye

Ousmane Sonko lors de sa déclaration de presse

Le leader du PASTEF, Ousmane Sonko, a brisé le silence ce jour en livrant une version détaillée de sa rupture avec le président Bassirou Diomaye Faye. Une déclaration qui met fin à des semaines de rumeurs et de spéculations autour de son limogeage. Face aux médias, il a exposé avec précision les circonstances ayant conduit à cette séparation, refusant d’en porter la responsabilité.

Une convocation au Palais qui a tout changé

Selon les propos d’Ousmane Sonko, c’est le chef de l’État lui-même qui a initié les échanges en le convoquant au Palais présidentiel. Le président Faye aurait justifié cette décision en invoquant un « compagnonnage devenu insoutenable ». Plusieurs prises de parole publiques de Sonko auraient, selon lui, été jugées problématiques par l’exécutif. Une mise en demeure à laquelle le leader politique a répondu avec fermeté : « Je lui ai facilité la tâche en lui disant que je vais le suivre. Je lui ai demandé s’il souhaite me limoger, qu’il assume son choix et passe à l’acte. »

Une offre de compromis ignorée

Avant cette rupture, Ousmane Sonko avait lui-même proposé au président de quitter le gouvernement pour prendre la tête de l’Assemblée nationale, tout en s’engageant à soutenir pleinement sa gouvernance. Une initiative qui n’a finalement pas abouti, laissant place à cette séparation conflictuelle. « Cette séparation, je ne pouvais pas l’endosser », a-t-il insisté, soulignant qu’il refusait d’être tenu pour responsable des conséquences de cette décision.

Une déclaration pour clarifier les responsabilités

En s’exprimant publiquement, Ousmane Sonko a souhaité rétablir les faits devant l’opinion. Il a catégoriquement rejeté l’idée d’une démission volontaire, affirmant avoir été poussé vers la sortie. Son discours met en lumière les tensions au sein de l’appareil d’État et interroge sur les modalités de gouvernance en vigueur. Une prise de parole qui pourrait relancer le débat sur la gestion des alliances politiques au plus haut niveau de l’État.

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