Rapatriement des réfugiés centrafricains : une concertation tripartite à Kinshasa

Rapatriement des réfugiés centrafricains : une concertation tripartite à Kinshasa

La ville de Kinshasa est le théâtre, du 9 au 12 juin 2026, d’une importante réunion tripartite réunissant la République démocratique du Congo (RDC), la République centrafricaine (RCA) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR). Cet événement stratégique vise à organiser le retour volontaire des ressortissants centrafricains ayant trouvé refuge sur le sol congolais.

Une situation humanitaire complexe

Pierre Atchom, représentant du HCR en RDC, a dressé un état des lieux précis. Actuellement, 22 604 réfugiés centrafricains sont officiellement enregistrés par voie biométrique, principalement répartis dans les provinces du Nord-Ubangi, du Sud-Ubangi et du Bas-Uélé. À ce chiffre s’ajoutent 65 000 nouveaux demandeurs d’asile arrivés en mai 2025 dans la localité de Zapaï, située dans le territoire d’Ango.

Un processus de retour sécurisé

Éric Mukandila, secrétaire permanent de la Commission nationale pour les réfugiés (CNR), a rappelé que le cadre de ce rapatriement repose sur un accord conclu en juillet 2019. Ce texte, consolidé par la Déclaration de Yaoundé de 2022, favorise une approche régionale pour résoudre les crises de déplacement forcé. Depuis 2019, environ 40 000 personnes ont déjà pu regagner la RCA dans la dignité et la sécurité.

  • Objectif 2026 : La RCA anticipe le retour potentiel de près de 60 000 réfugiés provenant de divers pays d’accueil.
  • Stratégie : Le gouvernement centrafricain mise sur la création de pôles de développement dans les zones de retour pour faciliter la réintégration des populations.

Les délégations présentes appellent désormais à des échanges pragmatiques. Il s’agit notamment d’évaluer scientifiquement l’intégration des personnes déjà rentrées et de mesurer l’efficacité réelle des aides allouées pour garantir la pérennité de ce processus de retour.

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