« On attend l’annonce », confie Taha, supporter passionné du Besiktas, installé sur les gradins du stade. Les yeux rivés sur son smartphone, il suit les moindres rumeurs concernant l’Égyptien, libre de tout engagement et très proche d’un accord avec le club stambouliote. Selon les informations locales, les discussions porteraient sur un contrat d’un an renouvelable, assorti d’un salaire de 12 millions d’euros et de primes.
« Ce serait le transfert le plus marquant de l’histoire du club, et même du championnat turc », estime Eren Tutel, analyste spécialisé du Besiktas. « Salah combine excellence sportive, notoriété internationale et impact commercial inégalé. Aucun joueur ne rivalise avec lui. »
Un club en crise et une recrue capable de tout bouleverser
À Istanbul, l’espoir renaît. Une vidéo virale montre un fan à peine sorti du bloc opératoire, demandant immédiatement des nouvelles de la signature de Salah. Depuis son dernier titre en 2021, le Besiktas traverse une période difficile, relégué au quatrième rang la saison passée derrière ses rivaux historiques : Galatasaray, Fenerbahçe et Trabzonspor.
Sahit, un autre supporter rencontré près du stade, place l’arrivée de l’Égyptien au-dessus de celle de Quaresma, légende du club, ou même d’Osimhen à Galatasaray en 2024. « Il a un palmarès bien plus impressionnant », souligne-t-il. Triple champion de Premier League (2015 avec Chelsea, 2020 et 2025 avec Liverpool) et vainqueur de la Ligue des champions en 2019, Salah débarquerait en Turquie auréolé de trophées. « Et puis, il incarne la fierté de l’Égypte, une véritable icône », ajoute Caner Isbegendiren, journaliste au Fanatik, tout en rappelant que les négociations restent en cours.
Besiktas mise sur Salah pour relancer son prestige
Pour inverser la tendance, le club a déjà frappé un grand coup avec l’arrivée de Leandro Trossard, en provenance d’Arsenal pour 18 millions d’euros. Le Belge, champion d’Angleterre, a été présenté devant 20 000 supporters, déclenchant des chants en l’honneur de Salah. « Il faut construire une équipe solide autour de lui », analyse Eren Tutel. « Ces dernières années, le Besiktas a manqué de cohérence. »
Ali, 32 ans, vêtu du maillot du club, se rend à la boutique officielle. « Je veux le maillot de la nouvelle saison, mais je vais attendre celui de Salah », confie-t-il. Si l’officialisation intervient, les boutiques comme l’aéroport d’Istanbul seront pris d’assaut pour accueillir la star égyptienne.
