Sénégal : création d’un parti pour Diomaye Faye dans un contexte de tensions avec Sonko
Un nouveau parti politique pour consolider l’action du président sénégalais
Le président Bassirou Diomaye Faye a officialisé ce vendredi la naissance d’une formation politique inédite au Sénégal. Destinée à fédérer les soutiens autour de son action, cette initiative s’inscrit dans une volonté de structurer une base solide pour son mandat. Une réunion de près de quatre heures avec 306 maires, représentant les quatorze régions du pays, a marqué le lancement de ce projet politique.
Selon le communiqué rendu public par la Coalition Diomaye Président, cette création répond à un besoin de cohésion politique. Aminata Touré, superviseure générale de la coalition, a été désignée pour piloter un comité chargé d’élaborer rapidement les fondements organisationnels et les statuts de ce futur parti. L’objectif affiché est de garantir une unité organique autour du chef de l’État, notamment en vue des prochaines consultations électorales.
Les élus locaux confirment leur engagement en faveur du programme présidentiel
Lors de cet échange, les représentants des collectivités locales ont réitéré leur soutien sans réserve au programme porté par Bassirou Diomaye Faye. Ils ont salué en particulier sa volonté de placer les territoires au cœur des politiques publiques, en renforçant l’équité entre les régions et en valorisant le rôle des élus locaux.
Une fracture politique qui s’aggrave entre Faye et Sonko
Cette initiative intervient alors que les relations entre le président Faye et son ancien allié, Ousmane Sonko, se dégradent fortement. Ce dernier, qui a quitté le poste de Premier ministre en mai 2026, occupe désormais la présidence de l’Assemblée nationale, où son groupe détient la majorité absolue. Malgré ce statut, ses désaccords avec le chef de l’État se sont intensifiés, notamment sur la question d’une réforme constitutionnelle adoptée le 29 juin.
Le texte en question prévoit plusieurs mesures clés : l’interdiction pour le président de diriger un parti politique en parallèle de ses fonctions, la transformation du Conseil constitutionnel en Cour constitutionnelle, et un renforcement significatif des pouvoirs du Parlement. Cependant, les deux hommes s’opposent frontalement sur la mise en œuvre de cette réforme. Ousmane Sonko propose une promulgation immédiate, s’appuyant sur des précédents juridiques, tandis que Bassirou Diomaye Faye défend l’organisation d’un référendum pour soumettre le texte à l’approbation directe des citoyens. La date de ce scrutin reste à ce jour indéterminée.