Sénégal et ONU : diomaye faye rallie son pays à la candidature de macky sall
Le Sénégal fait le choix d’un soutien inattendu à Macky Sall pour l’ONU
Le gouvernement sénégalais a décidé de mettre toute la puissance de sa diplomatie au service de la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies. Cette orientation stratégique a été officiellement actée après une rencontre décisive entre l’ancien président et son successeur, Bassirou Diomaye Faye, au Palais de la République à Dakar.
Un revirement diplomatique spectaculaire
Cette décision marque un virage à 180 degrés par rapport à la position adoptée par Dakar fin mars 2026. À l’époque, le Sénégal faisait partie des États africains qui avaient rejeté la candidature de Macky Sall, alors soutenue par le Burundi dans le cadre de la présidence tournante de l’Union africaine. Pourtant, l’audience du 17 juillet entre les deux hommes a suffi à lever les dernières incertitudes, dans un climat marqué par une transition politique encore fragile depuis l’élection de 2024.
Une course au leadership mondial sous haute tension
Le poste de secrétaire général des Nations unies, qui sera laissé vacant par António Guterres à la fin de l’année 2026, attire quatre candidats de renom. Macky Sall, figure expérimentée de la diplomatie africaine, affronte notamment Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et ex-Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, et Rebecca Grynspan, secrétaire générale de la CNUCED. Le soutien du Sénégal offre à Macky Sall un avantage majeur en lui permettant de s’appuyer sur le réseau diplomatique de son pays d’origine.
Les autorités sénégalaises ont d’ores et déjà confirmé que l’ensemble de l’appareil gouvernemental et des représentations diplomatiques à l’étranger seraient mobilisés pour promouvoir cette candidature.
Un geste politique en pleine recomposition
Cette annonce intervient dans un contexte où les relations entre les deux présidents restent marquées par les séquelles de la transition de 2024. Lors de sa campagne électorale, Bassirou Diomaye Faye, élu avec le soutien du parti Pastef, avait promis une rupture avec l’ère Macky Sall. Pourtant, des dossiers sensibles, comme les demandes de justice pour les victimes de répressions sous l’ancien régime, restent en suspens.
Pour certains observateurs, ce soutien à Macky Sall pourrait s’interpréter comme un acte de continuité républicaine, permettant à Diomaye Faye de fédérer une coalition politique élargie au-delà des clivages partisans. Le Sénégal, pays de 18 millions d’habitants et membre fondateur de la CEDEAO, joue un rôle clé dans les équilibres diplomatiques ouest-africains. Son ralliement pourrait influencer d’autres capitales encore hésitantes.
La Gambie déjà convaincue, la course s’accélère
Après avoir obtenu le soutien du Sénégal, Macky Sall s’est rendu à Banjul le 17 juillet pour rencontrer le président gambien Adama Barrow. Cette tournée régionale s’inscrit dans une stratégie de lobbying intensified auprès des chefs d’État africains.
Le choix du prochain secrétaire général se jouera dans les prochains mois au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, où les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto. La capacité de Macky Sall à rassembler un consensus au niveau africain sera déterminante pour contrer des candidatures soutenues par d’autres blocs régionaux.