Tchad : autorités en réponse aux accusations de frappes sur des civils

Tchad : autorités en réponse aux accusations de frappes sur des civils

Tchad : les autorités démentent les allégations de bombardements meurtriers contre des civils

N’Djamena — Le gouvernement tchadien a balayé d’un revers de main, jeudi, les accusations portées par l’Organisation des Nations unies concernant des victimes civiles lors d’opérations militaires ciblant le groupe Boko Haram dans la région du lac Tchad. Malgré ce démenti catégorique, les autorités ont indiqué leur volonté de diligenter des enquêtes si nécessaire.

Tchad : les autorités en réponse aux accusations de frappes sur des civils

L’armée tchadienne, une force engagée et professionnelle

Gassim Chérif Mahamat, porte-parole du gouvernement tchadien, a rejeté avec fermeté les accusations visant à « salie[r] l’image de l’armée nationale ». Il a réaffirmé la rigueur et le professionnalisme des forces armées tchadiennes, soulignant leur mobilisation constante contre les groupes terroristes dans le Sahel et le bassin du lac Tchad. Ces déclarations font suite à un communiqué de l’ONU évoquant des frappes, attribuées aux armées tchadienne et nigériane, ayant causé la mort de plusieurs dizaines de civils dans le nord-est du Nigeria.

L’ONU exige des investigations transparentes

Volker Türk, Haut-Commissaire aux droits de l’homme, a sollicité mercredi les gouvernements tchadien et nigérian pour qu’ils mènent des enquêtes rapides, indépendantes et impartiales sur ces événements. Il a également rappelé aux forces armées des deux pays l’impérieuse nécessité de respecter le droit international humanitaire, insistant sur le fait que « les populations civiles ne doivent jamais être prises pour cible ».

Le Tchad ouvert à des vérifications

Tout en niant avec véhémence les allégations, N’Djamena a assuré disposer d’un système judiciaire indépendant capable de conduire des investigations équitables et transparentes. Gassim Chérif Mahamat a garanti que le pays était prêt à collaborer pleinement pour faire la lumière sur ces événements. De son côté, le Nigeria a justifié ses actions en affirmant avoir visé une base terroriste identifiée, excluant toute présence civile dans la zone bombardée.

Le lac Tchad, épicentre d’une menace terroriste persistante

Depuis plus de quinze ans, le bassin du lac Tchad constitue l’un des foyers jihadistes les plus actifs d’Afrique. Cette région marécageuse, partagée entre le Nigeria, le Niger, le Cameroun et le Tchad, sert de bastion aux combattants de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP). Les armées régionales y intensifient leurs interventions militaires, dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu et instable.

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