Togo : l’ANC rejette une révision constitutionnelle controversée

Togo : l’ANC rejette une révision constitutionnelle controversée

L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), parti d’opposition togolais, a vivement réagi aux rumeurs concernant une nouvelle révision de la Constitution du Togo. Dans un communiqué publié le 28 mai 2026, le mouvement dirigé par Jean-Pierre Fabre dénonce une manœuvre politique et refuse catégoriquement de s’associer à un processus qu’il juge antidémocratique.

Une réforme constitutionnelle jugée illégitime

L’ANC estime que les discussions en cours sur une possible modification du texte fondamental ne reflètent pas les attentes des citoyens en matière de transparence et de gouvernance. Selon le parti, cette initiative risquerait de renforcer davantage un système politique déjà contesté, sans répondre aux besoins réels de la population togolaise.

Refus de participation à un « dialogue fictif »

Dans sa déclaration, l’opposition togolaise insiste sur l’absence de consensus autour de cette réforme. Elle qualifie toute démarche unilatérale de « simulacre de dialogue » et appelle les forces vives du pays, ainsi que la société civile, à rejeter toute initiative constitutionnelle non issue d’un large débat national.

Des réserves persistantes sur la Constitution en vigueur

L’ANC réitère également ses critiques envers la Constitution actuelle, héritée de réformes institutionnelles récentes. Pour le parti, ces changements soulèvent des questions majeures quant à leur légitimité et leur capacité à incarner les aspirations démocratiques des Togolais.

Exigence d’un processus inclusif et crédible

Le mouvement politique souligne que toute modification constitutionnelle doit impérativement être précédée d’un dialogue national large et transparent. Une condition indispensable, selon lui, pour garantir l’acceptation et la pérennité des futures réformes.

Cette prise de position s’inscrit dans un contexte où les questions institutionnelles restent au cœur des débats politiques au Togo. Alors que les spéculations sur une nouvelle révision constitutionnelle s’intensifient, l’ANC entend marquer sa détermination à défendre une alternative démocratique et consensuelle.

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