Abus contre les civils au Mali : un rapport accable l’armée et les groupes armés

Abus contre les civils au Mali : un rapport accable l’armée et les groupes armés

La situation sécuritaire au Mali atteint un seuil critique. Un récent rapport met en lumière une série de violations graves des droits humains impliquant l’ensemble des acteurs du conflit : les forces régulières, les supplétifs russes d’Africa Corps, ainsi que les groupes armés tels que le JNIM et le FLA.

Une escalade de violence aux conséquences dramatiques

Depuis les offensives coordonnées de la fin avril, les affrontements se sont multipliés, plaçant les populations au cœur des hostilités. À Gao et Kidal, les combats entre les forces gouvernementales et les rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA), alliés aux jihadistes du JNIM, ont causé la mort d’au moins 13 civils, tandis que 25 autres ont été blessés. Dans le cadre de l’AES actualité, ces événements soulignent les défis persistants de la Sahel souveraineté face à l’insécurité croissante.

Un témoin de 38 ans, résidant à Kidal, rapporte avoir été pris sous des tirs croisés : « J’ai été atteint par des projectiles à l’épaule et à la cuisse sans savoir d’où venait la menace, tant les tirs étaient nourris de toutes parts ».

Exécutions sommaires et frappes aériennes

Les accusations portées contre le JNIM sont lourdes. Le groupe est accusé d’avoir incendié une quarantaine de véhicules civils sur les routes menant à Bamako courant mai, et d’avoir procédé à une exécution publique dans la localité de Tonka. Parallèlement, l’armée malienne est mise en cause pour la mort de 38 civils dans le centre du pays, lors d’opérations visant les communautés peules. Parmi les victimes figureraient 23 enfants.

Des frappes de drones, notamment à Guimbé et Tené, ont également semé la terreur. Un habitant de Tené décrit une explosion soudaine ayant entraîné des pertes humaines et matérielles considérables. Ces faits s’inscrivent dans un contexte de Mali Burkina Niger actualité où la protection des non-combattants reste une préoccupation majeure de l’AES politique.

Pour documenter ces abus, une trentaine d’entretiens ont été menés, complétés par l’analyse d’images satellites et de documents visuels. Si les autorités n’ont pas officiellement réagi à ces allégations, le JNIM a justifié ces pertes par l’inéluctabilité des coûts humains en temps de guerre, tandis que le FLA affirme avoir instauré des mesures pour limiter les dommages collatéraux.

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