Ariel Weil dénonce la répression anti-homosexuelle au Sénégal
Une tribune polémique relance le débat sur les droits LGBT+ au Sénégal
La prise de position d’Ariel Weil, maire de Paris Centre, contre la législation sénégalaise sur l’homosexualité a créé une onde de choc. À l’occasion de la Journée internationale contre l’homophobie, sa tribune publiée dans un magazine français met en lumière la tension croissante entre souveraineté nationale et protection des minorités sexuelles.
Des sanctions alourdies contre les minorités sexuelles
Le texte législatif adopté en mars 2026 par l’Assemblée nationale sénégalaise marque un durcissement sans précédent. Les peines encourues pour homosexualité sont désormais comprises entre cinq et dix ans de prison. Le projet de loi inclut également des mesures répressives contre toute promotion ou financement d’activités liées à l’homosexualité.
Dans sa tribune, Ariel Weil qualifie cette évolution de « traque organisée » et dénonce un « climat de peur » s’abattant sur les personnes LGBT+. Il souligne que cette législation contredit les engagements internationaux du Sénégal en matière de droits humains.
Une polémique née d’un langage direct
Le ton employé par l’élu parisien, proche d’Anne Hidalgo, a suscité des réactions immédiates. En qualifiant la situation de « régression civilisationnelle », Ariel Weil sort du cadre habituel des commentaires diplomatiques. Ses propos, volontairement percutants, visent à interpeller l’opinion publique et les partenaires du Sénégal.
La tribune appelle les acteurs internationaux à ne pas rester indifférents devant cette « violation des droits fondamentaux ». Selon Weil, le silence équivaudrait à une complicité passive.