Braquage de bétail à Ndele : mercenaires russes et forces armées en cause
braquage de bétail à Ndele : mercenaires russes et forces armées en cause
Dans la préfecture du Bamingui-Bangoran, en Centrafrique, une opération conjointe impliquant des mercenaires russes et les Forces armées centrafricaines (FACA) a basculé dans la controverse. Selon les témoignages recueillis sur place, cette intervention aurait dégénéré en un braquage massif de bétail perpétré par les forces en présence, privant les éleveurs locaux de leurs moyens de subsistance.
des accusations graves contre les forces de l’ordre
Les habitants de Ndele, principale ville de la région, dénoncent une spirale de violences orchestrées par les mercenaires et les FACA. Plusieurs éleveurs ont rapporté avoir vu leurs troupeaux confisqués sous la menace, sans justification légale apparente. Les témoignages, recueillis auprès de sources locales, évoquent des scènes de pillage organisé, où des centaines de têtes de bétail auraient été saisies de force.
un conflit qui s’envenime dans le Bamingui-Bangoran
Cette affaire survient dans un contexte déjà tendu dans la région. Le Bamingui-Bangoran, zone stratégique pour les activités pastorales, est régulièrement le théâtre de tensions entre groupes armés et forces gouvernementales. Les éleveurs, déjà fragilisés par l’insécurité chronique, se retrouvent aujourd’hui sans ressources, dans l’incapacité de nourrir leurs familles ou de vendre leur bétail sur les marchés locaux.
Les autorités locales n’ont pas encore réagi officiellement à ces allégations, mais des sources proches des milieux sécuritaires laissent entendre que cette opération visait à désarmer des groupes rebelles. Pourtant, les villageois interrogés soulignent que personne n’a été arrêté lors de cette intervention, et que les troupeaux saisis n’ont pas été restitués. Pire, certains éleveurs auraient été battus ou menacés s’ils tentaient de récupérer leur bien.
des conséquences dramatiques pour les communautés locales
Le braquage de bétail ne se limite pas à une simple atteinte aux biens : c’est toute une économie qui s’effondre. Les éleveurs de la région, dont les moyens de subsistance dépendent entièrement de leurs troupeaux, se retrouvent aujourd’hui dans une situation désespérée. Les familles, privées de revenus, risquent de basculer dans la précarité, voire de quitter la région pour échapper à la famine.
Face à cette crise humanitaire, des voix s’élèvent pour dénoncer l’absence de protection des populations civiles. Les organisations locales appellent à une enquête indépendante afin de faire la lumière sur ces exactions et d’obtenir réparation pour les victimes. Sans réponse concrète de la part des autorités, le mécontentement ne cesse de grandir parmi les habitants du Bamingui-Bangoran.