Le 18 janvier 2026, la finale de la Coupe d’Afrique des nations opposant le Sénégal au Maroc s’est conclue dans un climat de tensions extrêmes. Après une série d’incidents survenus en fin de match, la CAF a finalement statué en faveur du Maroc en déclarant le Sénégal forfait pour la rencontre. Résultat : le titre, initialement remporté par les Lions de la Teranga, est désormais dévolu aux Lions de l’Atlas sur un score de 3-0, bien que le match se soit terminé sur un résultat réel de 1-0 en prolongation.
une décision qualifiée d’« inique » par le Sénégal
La fédération sénégalaise a réagi avec virulence à cette annonce, dénonçant une décision « inique, sans précédent et inacceptable » qui, selon elle, porte atteinte à l’intégrité du football africain. Dans un communiqué officiel, elle a annoncé son intention de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne « dans les plus brefs délais » pour contester cette sanction. La CAF justifie sa décision en s’appuyant sur les articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des nations, stipulant qu’une équipe quittant le terrain avant la fin réglementaire du match est considérée comme perdante.
réactions enflammées sur les réseaux sociaux
L’annonce a provoqué une onde de choc sur la toile. Plusieurs joueurs sénégalais, dont Moussa Niakhaté évoluant à l’Olympique lyonnais, ont partagé sur leurs réseaux sociaux des images symboliques d’eux brandissant une coupe imaginaire avec des messages provocateurs. Ces publications, rapidement virales, ont alimenté la polémique autour de cette décision controversée.
La finale du 18 janvier avait été marquée par des protestations des joueurs sénégalais après un penalty accordé au Maroc dans les arrêts de jeu. Après 15 minutes de confusion, les Sénégalais étaient finalement retournés sur le terrain, mais la situation avait dégénéré dans les tribunes, où des supporters avaient lancé des projectiles et tenté d’envahir la pelouse. Le penalty décisif avait finalement été manqué par Brahim Diaz, mais la CAF a estimé que l’attitude des Sénégalais constituait une violation du règlement.
un précédent dans l’histoire du football africain
La CAF a rappelé qu’un cas similaire s’était produit en 2019 lors de la finale de la Ligue des Champions africaine, où l’Espérance Sportive de Tunis avait été déclarée vainqueur après le retrait de terrain de l Wydad Casablanca en raison d’une panne de la VAR. Cette décision avait également entraîné des sanctions disciplinaires à l’encontre des deux fédérations concernées. De son côté, la fédération marocaine s’est dite satisfaite de la décision, précisant que sa démarche visait uniquement à faire respecter le règlement de la compétition, sans remettre en cause la performance sportive des équipes.
En attendant l’issue de l’appel sénégalais, le procès de 18 supporters du Sénégal, emprisonnés depuis la finale pour « hooliganisme », initialement prévu le 18 mars, a été reporté au 30 du même mois.