Un durcissement autoritaire sans précédent
Dans un rapport rendu public le 23 juillet, une organisation de défense des droits humains révèle une dégradation accélérée de la situation au Niger depuis l’avènement du régime actuel dirigé par le général Abdourahamane Tiani. Les mécanismes de contrôle démocratique ont été méthodiquement démantelés, tandis que les libertés fondamentales se réduisent comme peau de chagrin. L’institution souligne l’éradication progressive des contre-pouvoirs traditionnels, avec notamment la dissolution des formations politiques et syndicats autonomes, la suspension d’associations de la société civile et la criminalisation des orientations sexuelles minoritaires.
#Niger
Trois ans de pouvoir militaire ont transformé la crise des droits humains en catastrophe humanitaire.
La junte a étouffé toute contestation tout en verrouillant les voies de recours pour les victimes, @hrw_fr https://t.co/8TBccT4i4b pic.twitter.com/bOb5tcfPBy
Une transition politique opaque et des défis sécuritaires persistants
L’organisation internationale critique vivement l’absence de feuille de route électorale crédible, alors que les autorités ont récemment évoqué un maintien au pouvoir pouvant s’étendre sur cinq années supplémentaires. Parallèlement, la sécurité intérieure se dégrade, avec des opérations militaires controversées ayant causé des pertes civiles, dont une frappe controversée ayant coûté la vie à au moins 17 civils sur un marché en début d’année. Enfin, le retrait du Niger de la Cour pénale internationale est dénoncé comme un obstacle majeur à la lutte contre l’impunité pour les exactions commises.
