Crise des systèmes politiques africains : l’analyse tranchante de Salomon Beas

Crise des systèmes politiques africains : l’analyse tranchante de Salomon Beas

crise des systèmes politiques africains : l’analyse tranchante de Salomon Beas

Pour Salomon Beas, ancien figure militante du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), le principal obstacle à l’épanouissement démocratique en Afrique réside dans les ambitions personnelles des leaders politiques. Dans une récente publication sur les réseaux sociaux, il dénonce une classe politique obsédée par le pouvoir présidentiel plutôt que par la transformation sociétale.

des leaders sans vision transformatrice

Selon Salomon Beas, les responsables politiques africains considèrent les partis comme de simples tremplins pour accéder au fauteuil présidentiel. Cette quête effrénée du pouvoir suprême empêche toute véritable évolution des mentalités citoyennes.

« Dans un contexte où des fonctionnaires ou administrateurs deviennent subitement des leaders sans aucune période de transition, la démocratie peine à s’installer » explique-t-il. Leur unique objectif : diriger le pays, sans se soucier de l’accompagnement nécessaire à cette prise de fonction.

la démocratie instrumentalisée

Pour cet ancien militant, ces dirigeants transforment les partis en machines à conquérir le pouvoir, marginalisant progressivement les esprits critiques. « Ils recrutent uniquement des suiveurs, des individus endoctrinés, écartant toute contradiction » souligne-t-il.

Cette approche conduit à une impasse politique : des projets sans lendemain, abandonnés dès que leurs promoteurs quittent la scène. Les régimes autoritaires profitent de cette situation pour se maintenir, reproduisant un système politique obsolète.

le rôle clé du leadership démocratique

Salomon Beas rappelle que la démocratie exige des convictions profondes, une vision claire et des projets concrets. Il insiste sur la nécessité d’accepter que même les collaborateurs les plus modestes puissent avoir des ambitions politiques supérieures.

« La réussite en politique ne vient pas de ce que l’on croit être, mais de l’espoir que l’on donne aux populations. Ces dernières finissent par révéler des talents supérieurs à ceux de leurs dirigeants » affirme-t-il.

l’Afrique centrale face à ses démons politiques

L’ancien militant dénonce une pathologie spécifique à l’Afrique centrale : des présidents de partis agissant comme des pasteurs de mouvements religieux, cherchant des fidèles plutôt que des militants engagés et des challengers politiques.

« Cette maladie africaine tue la démocratie en transformant les partis en églises de réveil où l’on recherche des adorateurs plutôt que des citoyens engagés » conclut-il.

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