Désaccord entre Bassirou Faye et Ousmane Sonko : le Pastef exclu du gouvernement sénégalais

Désaccord entre Bassirou Faye et Ousmane Sonko : le Pastef exclu du gouvernement sénégalais

désaccord entre Bassirou Faye et Ousmane Sonko : le Pastef exclu du gouvernement sénégalais

Le président Bassirou Diomaye Faye a officialisé, ce 1er juin, la composition du nouveau gouvernement sénégalais, sans inclure aucun membre du parti Pastef dirigé par Ousmane Sonko. Cette décision intervient après un désaccord persistant entre les deux figures politiques, marquant une rupture claire au sommet de l’État.

Douze jours seulement après le limogeage d’Ousmane Sonko, initialement Premier ministre puis président de l’Assemblée nationale, les tensions entre le chef de l’État et son ancien allié ont atteint un point de non-retour. Ce revirement politique plonge le Sénégal dans une période d’incertitude, alors que le pays fait face à une crise économique sans précédent.

illustration politique sénégalaise

Le leader du Pastef a confirmé par communiqué l’absence totale de son parti au sein de l’exécutif. Dans son texte, il évoque des divergences majeures avec Bassirou Diomaye Faye, notamment sur le rôle de la majorité présidentielle au sein du gouvernement. « Des convergences existent, mais les désaccords l’emportent, en particulier sur la place du parti dans la gestion des affaires publiques », précise le document.

Malgré des propositions ajustées présentées après consultation des instances du parti, aucune réponse favorable n’a été obtenue de la part du président Faye. Le communiqué conclut sans ambiguïté : « Le Pastef – Les Patriotes ne participera pas au prochain gouvernement et n’y sera représenté par aucun ministre ».

Le nouveau gouvernement, dirigé par Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, compte 30 membres. Parmi les absences notables figurent plusieurs cadres historiques du parti au pouvoir, autrefois présents dans l’équipe sortante.

Cette crise politique coïncide avec une situation économique critique pour le Sénégal. La sous-déclaration de la dette publique en 2024 a entraîné la suspension du programme de prêt de 1,8 milliard de dollars par le Fonds monétaire international. Avec une dette représentant 132 % du PIB à fin 2024, le gouvernement mise sur une reprise des négociations avec l’institution financière internationale dès la semaine prochaine, avec pour objectif un accord définitif avant le 30 juin.

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