Fermeté d’Ousmane Sonko face aux actes contre-nature : l’État sénégalais durcit le ton
Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a marqué les esprits, vendredi à l’Assemblée nationale, en défendant avec une détermination sans faille le projet de loi visant à alourdir les peines contre les actes jugés contre-nature. Lors de la séance des questions au gouvernement, il a affiché une position intransigeante, qualifiant la situation de problématique croissante au sein de la société sénégalaise.
Face aux députés, Ousmane Sonko a pris soin de préciser que la loi, une fois adoptée, s’appliquera de manière neutre et générale. « Une loi votée par l’Assemblée nationale est par nature impersonnelle. Aucune mesure n’a été conçue pour cibler un individu ou un groupe spécifique », a-t-il souligné devant l’hémicycle.
Le chef du gouvernement a également mis en avant le soutien des autorités religieuses à cette initiative législative. Selon ses déclarations, plusieurs guides spirituels et responsables locaux ont salué cette démarche, la jugeant nécessaire pour préserver les valeurs sociétales.
Dans un discours ferme et engagé, Ousmane Sonko a dénoncé l’existence présumée de réseaux organisés promouvant ces pratiques au Sénégal. Il a évoqué des cas inquiétants de jeunes élèves ayant reçu des incitations financières et matérielles, estimant que l’inaction de l’État aurait pu favoriser une banalisation dangereuse de ces comportements dans la société.
Le Premier ministre a insisté sur la rigueur dans l’application de la loi, appelant le système judiciaire à faire preuve de sévérité. « La justice doit appliquer cette loi de manière intégrale, impartiale et sans exception », a-t-il martelé, promettant que nul ne sera épargné par les sanctions. « Nous ne protégerons aucun acteur impliqué dans ces réseaux. Les gros poissons seront traqués sans pitié », a-t-il lancé.
Ousmane Sonko a par ailleurs rejeté toute ingérence étrangère sur cette question, rappelant la souveraineté du Sénégal. Faisant référence à certaines pressions venues de pays occidentaux, il a affirmé avec conviction : « Le Sénégal ne recevra de leçons de personne ». Selon lui, « l’écrasante majorité des Sénégalais rejette catégoriquement ces pratiques », ce qui justifie pleinement la fermeté de l’État.
Évoquant le contexte international, il a critiqué une tentative d’imposer des modèles sociétaux étrangers aux nations africaines, dénonçant également « une frange de l’élite sénégalaise » qu’il accuse d’être complexée face aux positions occidentales.
En conclusion de son intervention, Ousmane Sonko a écarté toute possibilité de report ou d’assouplissement de la mesure. « Il n’y aura aucun moratoire sur cette loi. Le gouvernement appliquera cette disposition avec la plus grande détermination », a-t-il conclu.