Insécurité grandissante dans le Nord-Kivu : une série d’attaques secoue le Rutshuru
Une spirale de violence inquiétante dans l’est de la RDC
Le territoire de Rutshuru, situé dans la province du Nord-Kivu, traverse une période de troubles intenses. Une vague de criminalité a frappé la région, se soldant par au moins dix enlèvements, deux décès et d’importants pillages. Ces actes de violence témoignent d’une dégradation continue du climat sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo.
Multiplication des rapts et des braquages routiers
La situation est particulièrement critique sur les axes routiers reliant Kibirizi à la Rwindi et à Kibingu. Sept individus, dont des conducteurs de motos et leurs clients, ont été capturés par des assaillants dont l’identité reste à déterminer. En plus de ces disparitions forcées, les criminels ont dérobé une cargaison de 18 colis de poissons en provenance de Vitshumbi.
Ces événements font suite à d’autres enlèvements survenus récemment. À Kiwanja, dans le quartier Buzito, deux personnes ont été extraites de leur domicile lors d’une incursion armée, tandis qu’un autre civil a été intercepté à Kibirizi, dans le secteur de Majengo.
Attaques de convois et victimes civiles
Le transport de marchandises n’est pas épargné par cette insécurité. Sur la route entre Kanyabayonga et la Rwindi, un camion de commerce a été la cible de tirs visant à immobiliser le véhicule. Si le chauffeur s’en est sorti indemne, la totalité de la cargaison a été emportée par les assaillants.
Plus tragiquement, les affrontements entre les rebelles de l’AFC-M23 et les combattants des FDLR ont provoqué un drame humain dans le village de Kiseguro. Une jeune mère de 22 ans et son enfant ont succombé à des balles perdues lors des échanges de tirs entre les deux factions rivales.
Le personnel humanitaire pris pour cible au Sud-Kivu
L’insécurité s’étend également au Sud-Kivu, plus précisément dans le territoire de Walungu. La Croix-Rouge de la RDC déplore la perte de deux de ses membres, assassinés lors d’une mission. Ces volontaires travaillaient sur un projet d’accès à l’eau potable dans le village de Kakumba au moment de l’agression fatale.
Face à cette situation, Edgard Mateso, président national de la Croix-Rouge, a dénoncé avec force ces actes qui bafouent les principes humanitaires internationaux. Ce climat de terreur souligne les périls constants auxquels s’exposent ceux qui tentent d’apporter de l’aide aux populations vulnérables dans cette partie du pays.