Ligue 1 : Paris s’impose 2-1 à Marseille, l’OM enchaîne un cinquième revers

Ligue 1 : Paris s’impose 2-1 à Marseille, l’OM enchaîne un cinquième revers

Le PSG, sans convaincre, fait tomber l’OM au Vélodrome

Le Paris SG a battu l’OM 2-1 dimanche au Vélodrome, enchaînant une troisième victoire consécutive toutes compétitions confondues. Marseille, de son côté, concède une cinquième défaite d’affilée.

Ce succès intervient après les victoires face à Bratislava en Ligue des champions et Brest en L1, laissant penser que la saison parisienne est lancée. Mais les doubles champions d’Europe n’ont pas livré une prestation éblouissante au Vélodrome, où l’OM a résisté jusqu’au bout.

Marseille résiste mais s’incline encore

Face à une équipe supérieurement armée, les hommes de Bruno Genesio ont proposé un match cohérent et courageux, mais repartent avec une nouvelle défaite, la cinquième en six rencontres cette saison. Les applaudissements du public marseillais au coup de sifflet final atténueront peut-être un peu la déception.

Après quatre défaites de rang, Ligue Europa incluse, et alors que le duel face au rival parisien semblait plus incertain que jamais, Marseille ne s’était pas passionné dimanche pour ce Classique.

L'entraîneur marseillais Bruno Genesio lors du match de Ligue 1 contre le PSG, au Vélodrome, le 20 septembre 2026

Le Vélodrome n’était pas plein. Quelques banderoles d’opposition au propriétaire Frank McCourt ont été déployées et, dans une ambiance très modeste, Dimitri Payet, venu donner le coup d’envoi, a été le Marseillais le plus applaudi.

Dembélé peu inspiré, Paris sans rythme

Cet OM déjà relégable et avant-dernier au coup d’envoi a réussi son début de match, bien aidé par un PSG peu inspiré.

Marseille, rapidement privé de Paixao sur blessure, a beaucoup couru après le ballon. Mais il y a eu match, car Paris n’a pas su exploiter sa possession.

L'attaquant parisien Ousmane Dembélé lors du match de Ligue 1 contre l'Olympique de Marseille, au Vélodrome, le 20 septembre 2026

La meilleure occasion de la première période fut même marseillaise, avec un raté invraisemblable de Neal Maupay (36e). Ousmane Dembélé, de la tête, a lui aussi manqué le cadre (42e), preuve que la maladresse offensive était partagée.

À la pause, le score était toujours de 0-0 et le Vélodrome était à nouveau fier de son OM.

Après le repos, Dembélé, décidément pas dans un grand soir, a expédié une reprise au milieu du Virage Sud (53e). Il y a un an presque jour pour jour, le N.10 du PSG fêtait son Ballon d’Or quand l’OM battait 1-0 un PSG qui avait la tête au Théâtre du Châtelet.

Le scénario aurait pu se répéter si Maupay n’avait pas manqué une nouvelle énorme occasion (62e), juste avant que les deux coachs ne se tournent vers leurs bancs, difficilement comparables.

La revanche de Gomes et le coup de grâce de Marquinhos

Côté parisien, Luis Enrique a fait entrer Ferran Torres, buteur en finale du Mondial, quand Genesio a lancé Keyliane Abdallah et ses 20 matchs en pro.

Sans grande surprise, le talent a fait la différence et Paris est passé devant grâce à son champion du monde espagnol : centre parfait de Désiré Doué, appel parfait et tête parfaite de Ferran Torres (1-0, 66e).

Le milieu de terrain de Marseille Angel Gomes après son but égalisateur contre le PSG, le 20 septembre 2026 au Vélodrome

Derrière, l’OM a eu le courage d’y croire encore et de revenir au score, grâce au très décrié Angel Gomes, buteur au bout d’une action initiée par un ballon perdu par Dembélé, secoué par Pierre-Emile Hojbjerg (1-1, 72e).

Mais les espoirs du Vélodrome n’ont duré que deux minutes, le temps pour Marquinhos, qui n’en finit plus de marquer, de transformer en deux temps un excellent centre de Nuno Mendes (2-1, 74e).

Derrière, l’expulsion de Timothy Weah (76e) a facilité la vie des Parisiens, qui ont contrôlé sans se mettre à l’abri.

Alors que la trêve arrive, Paris aura pour objectif au mois d’octobre de remonter encore au classement, puis de ressembler un peu plus à un double champion d’Europe. Il y a le temps.

Pour l’OM, 17e du championnat, il n’y a pas de sous, pas de banc et pas beaucoup de points non plus. Il va falloir en trouver.

Fanta Ouattara

Éditorialiste