Mali : la trahison russe à Kidal éclate au grand jour
La chute de Kidal, un tournant pour le Mali en avril 2026
Le 26 avril 2026 marque un tournant douloureux pour le Mali. Ce jour-là, la ville stratégique de Kidal, symbole de la reconquête malienne, a été reprise par une coalition de rebelles et de djihadistes. Pourtant, l’humiliation vient moins de la défaite militaire que de la réaction des mercenaires russes du groupe Africa Corps, anciennement Wagner. Alors que les combats faisaient rage, ces derniers ont privilégié leur propre survie plutôt que de tenir leurs positions.
Une offensive éclair qui a tout emporté
Le week-end précédant cette date, une alliance inattendue a balayé le pays. Les rebelles du Front de Libération de l’Azawad (FLA) et les djihadistes du Jamaat Nusrat al-Islam wal Muslimin (JNIM) ont mené des assauts simultanés depuis Kati jusqu’à Gao. Leur objectif ? Créer un effet de surprise pour s’emparer de Kidal, ville clé dans le nord du Mali.
Face à cette « tempête » militaire, les Russes, pourtant présentés comme des forces invincibles, ont cédé à la panique. Au lieu de riposter, ils ont cherché à négocier leur départ, laissant sur place l’armée malienne (FAMa) sans soutien.
Le « corridor » de la honte : un abandon calculé
Des sources fiables révèlent l’ampleur de la trahison : les chefs russes ont entamé des discussions directes avec les rebelles pour organiser leur fuite. En échange de l’abandon de leurs positions et d’une partie de leur arsenal, ils ont obtenu un « corridor sécurisé » vers Gao, où ils ont pu évacuer avec leurs blessés.
Ce retrait précipité, qualifié pudiquement de « repositionnement stratégique », a laissé les soldats maliens désarmés, privés de couverture aérienne et de soutien logistique en pleine zone de combat. Un scénario qui a choqué aussi bien les autorités que la population.
Les limites des mercenaires russes au Mali
Cet épisode illustre les failles d’une coopération souvent présentée comme indéfectible. Les mercenaires russes ne semblent motivés que par des intérêts économiques et politiques, bien plus que par un engagement militaire réel.
- Priorité au business : Leur présence au Mali sert avant tout à renforcer l’influence de Moscou et sécuriser des ressources comme l’or. Dès que les risques dépassent les bénéfices escomptés, ils n’hésitent pas à battre en retraite, quitte à laisser leurs alliés locaux face au danger.
- Des alliances troubles : Des rapports indiquent même que certains contacts auraient été établis avec les djihadistes pour garantir leur neutralité pendant l’assaut final. Une pratique qui soulève une question cruciale : peut-on compter sur un partenaire qui négocie avec ceux qu’il est censé combattre ?
Kidal, la fin d’un mythe et une leçon amère
Le retrait de Kidal en avril 2026 enterre définitivement le mythe de la « solution russe ». En choisissant de sauver leurs vies plutôt que de défendre la ville, les mercenaires ont révélé une vérité cruelle : ils ne sont pas des alliés fiables sur le long terme. Pour le Mali, cette trahison est un rappel brutal des dangers d’une dépendance militaire externe mal maîtrisée.