Mali : le gouvernement propose une prime record pour la capture d’iyad ag ghaly
Mali : une prime exceptionnelle pour l’arrestation du chef du JNIM
Le gouvernement de transition malien a dévoilé ce jeudi une récompense historique de deux milliards de francs CFA, équivalent à trois millions d’euros, pour toute information permettant l’arrestation ou l’élimination d’Iyad Ag Ghaly. Ce dernier, figure majeure du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, représente la cible prioritaire des autorités dans leur lutte contre l’insurrection jihadiste qui ravage la région depuis plus d’une décennie.
Iyad Ag Ghaly, l’ennemi public numéro un du Sahel
Ancien chef rebelle touareg, Iyad Ag Ghaly a progressivement pris la tête du JNIM, devenant l’un des principaux architectes de l’instabilité qui frappe le Mali et ses voisins sahéliens. Son nom figure désormais sur plusieurs listes noires internationales : sanctions de l’ONU, mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, ainsi que des recherches actives menées par les États-Unis. Son influence s’étend bien au-delà des frontières maliennes, faisant de lui une menace majeure pour la stabilité régionale.
Six autres dirigeants jihadistes également ciblés
En complément de la prime offerte pour Iyad Ag Ghaly, les autorités maliennes ont également mis à prix la tête de six autres responsables armés. Parmi eux, on retrouve notamment :
- Amadou Kouffa, cadre influent du JNIM, connu pour son rôle dans la radicalisation des populations locales ;
- Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif, dirigeants du Front de libération de l’Azawad (FLA), accusés d’avoir orchestré des attaques d’envergure contre les forces de sécurité maliennes.
Une réponse à l’escalade des violences jihadistes
Cette annonce survient dans un contexte particulièrement tendu. Fin avril, le JNIM et ses alliés du FLA ont lancé des attaques coordonnées contre plusieurs positions stratégiques de l’armée malienne. Ces offensives, marquées par leur intensité et leur coordination, ont non seulement révélé les faiblesses des dispositifs de défense, mais ont également coûté la vie au ministre de la Défense malien, Sadio Camara, figure centrale du régime militaire en place. Ces événements ont accéléré la réponse des autorités, qui misent désormais sur des mesures radicales pour briser la dynamique jihadiste.