Ouagadougou : l’union africaine insiste sur le retour à la légalité au Burkina Faso

Ouagadougou : l’union africaine insiste sur le retour à la légalité au Burkina Faso

L’Union africaine (UA) a réitéré, lors d’une visite officielle à Ouagadougou, son appel aux autorités de transition burkinabè pour qu’elles accélèrent la restauration de l’ordre constitutionnel. Cela passe notamment par l’organisation d’élections libres, la réouverture de l’espace politique et la levée des restrictions sur les activités partisanes.

Lors de son déplacement, le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a échangé avec le Premier ministre burkinabè, Jean Emmanuel Ouédraogo, ainsi qu’avec le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré. Aucune audience n’a été accordée au capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition.

Malgré la suspension du Burkina Faso des instances politiques de l’UA après le dernier changement de régime, l’organisation continentale maintient son engagement en faveur d’un dialogue constructif avec les autorités actuelles. Mahmoud Ali Youssouf a souligné que cette approche vise à soutenir le pays dans sa lutte contre l’insécurité régionale, tout en préservant les programmes de développement en cours.

Priorité à la transition démocratique

Le responsable panafricain a insisté sur la nécessité d’accélérer le calendrier politique. Pour lui, la transition doit impérativement aboutir à la réhabilitation des partis politiques, à la restauration des libertés démocratiques et à la tenue d’élections crédibles. Ces mesures permettraient un retour à la normale institutionnelle et à la souveraineté constitutionnelle.

Il a également souligné l’importance d’une coopération renforcée entre le Burkina Faso et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dont le pays s’est retiré en début d’année aux côtés du Mali et du Niger, avant de créer la Confédération des États du Sahel (AES). L’UA encourage une collaboration accrue entre les différentes organisations régionales pour mieux répondre aux défis sécuritaires et économiques partagés.

Souveraineté et réformes au cœur des discussions

Dans un communiqué final, l’Union africaine a réaffirmé son attachement indéfectible à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté du Burkina Faso. Les échanges ont également porté sur le soutien du gouvernement burkinabè aux réformes institutionnelles de l’UA, ainsi que sur les efforts collectifs pour renforcer l’autonomie financière du continent.

Cette mission s’inscrivait dans le cadre d’une tournée diplomatique régionale. Avant de se rendre à Ouagadougou, le président de la Commission de l’UA avait déjà rencontré les autorités de transition au Mali.

tribuneaes