Ousmane Sonko voit dans la réforme constitutionnelle un levier pour la démocratie sénégalaise
Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a exprimé sa satisfaction suite à l’adoption, par la majorité parlementaire, d’un projet de révision constitutionnelle. Selon lui, cette initiative marque une étape décisive dans la consolidation des institutions nationales et l’amélioration de la gestion des affaires publiques au Sénégal.
Un pas de géant pour la transparence publique
Lors de la session plénière dédiée à l’examen de cette proposition de loi, portée par le groupe parlementaire Pastef-Les patriotes, Ousmane Sonko a souligné que ces changements visent à perfectionner le modèle démocratique sénégalais. Il considère que cette réforme est l’une des plus structurantes pour garantir une plus grande clarté dans l’administration de l’État.
Vers la promulgation de la nouvelle loi
À l’issue des débats, le texte a été transmis au président de la République. Ousmane Sonko a précisé qu’il ne solliciterait pas l’application de l’article 103, mais qu’il inviterait simplement le chef de l’État à promulguer la loi. Il a rappelé que les décisions du Conseil constitutionnel s’imposent à toutes les instances administratives et politiques, validant ainsi de fait l’adoption et l’approbation du texte.
Pour le président de l’institution, ce vote clôture un long processus législatif. Il a tenu à souligner que les amendements intégrés reflètent des engagements politiques pris de longue date et sont le fruit d’un parcours rigoureux.
Le fruit d’un dialogue politique inclusif
Bien que le dialogue ne soit pas une étape institutionnelle obligatoire, Ousmane Sonko a rappelé son importance. Il a mentionné la participation de nombreuses formations politiques et organisations de la société civile, dont Pastef-Les patriotes, à ces échanges préalables. Les députés à l’origine de cette révision ont été félicités pour avoir respecté les conclusions issues de ces concertations nationales.
Engagement personnel pour l’exemplarité
En marge des discussions sur la réforme, l’ancien Premier ministre a abordé la question de la transparence personnelle. Ousmane Sonko a confirmé qu’il se soumettrait prochainement à l’exercice de la déclaration de patrimoine. Ayant déjà rempli cette obligation lors de sa prise de fonction à la Primature, il s’est engagé à effectuer une nouvelle déclaration dès la semaine prochaine, conformément au délai de trois mois imparti après son départ du gouvernement.