Avec un score écrasant de 24 voix sur 25, Patrice Talon a été élu président du Sénat lors d’une séance inaugurale tenue à Porto-Novo. Ce scrutin, marqué par un seul bulletin blanc, témoigne du large consensus autour de sa candidature. L’institution, dont la mise en place résulte d’une révision constitutionnelle adoptée en novembre 2025, s’est officiellement ouverte le 30 juillet 2026. Composée de 25 membres, cette chambre haute rassemble d’anciens présidents de la République ainsi que des personnalités choisies par le chef de l’État actuel.
Un engagement fort pour la stabilité et l’unité nationale
Lors de son discours d’investiture, Patrice Talon a réaffirmé sa volonté de faire du Sénat un pilier de la démocratie béninoise. «Je m’engage à œuvrer pour l’unité nationale, la stabilité politique et la consolidation des acquis démocratiques », a-t-il déclaré devant les membres de la nouvelle assemblée. Il a également insisté sur la nécessité de transformer cette institution en une « famille unie au service de l’intérêt général ». Parmi les sénateurs figurent des personnalités marquantes telles que les anciens présidents Thomas Boni Yayi et Nicéphore Soglo, ainsi que Paul Hounkpè, ancien opposant à l’élection présidentielle de 2021. Cette réforme vise à moderniser les institutions et à renforcer la gouvernance au Bénin.
Ce retour en politique de Patrice Talon intervient quelques mois après la transmission pacifique du pouvoir à Romuald Wadagni, son ancien ministre de l’Économie, élu président de la République en avril 2026. Une transition qui illustre la vitalité des institutions démocratiques béninoises.
