Projet gazoduc Nigeria-Maroc : premières analyses topographiques en Afrique de l’Ouest
Le projet ambitieux de gazoduc reliant le Nigeria au Maroc entre dans une phase cruciale avec le lancement des premières études topographiques sur le tronçon nord. Ce segment s’étend sur trois pays clés : le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal. L’annonce a été officialisée par le cabinet marocain Etafat via une publication sur LinkedIn, marquant ainsi une avancée majeure pour ce pipeline stratégique.
Cette étape a été validée lors d’une rencontre entre les experts d’Etafat et les représentants de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) ainsi que de la Nigerian Petroleum Company (NNPC). Le cabinet, filiale du groupe français Parera, a partagé des clichés aériens des premières opérations, soulignant son engagement pour ce « projet d’envergure » et sa détermination à le mener à bien.
Les investigations, incluant des analyses géophysiques et géotechniques, s’étaleront jusqu’au printemps 2025, selon les précisions de Stéphane Ciesielski, directeur des activités internationales du groupe Fondasol, partenaire marocain dans cette initiative.
Des défis techniques majeurs à surmonter
L’expert en énergie Amin Bennouna, sollicité pour son avis, met en lumière la complexité de ces travaux terrestres. Contrairement aux études offshore limitées aux aspects techniques, ces analyses doivent intégrer de multiples paramètres : contraintes d’accès via les infrastructures routières, enjeux fonciers dans les zones urbaines en expansion, et détermination du tracé optimal pour le gazoduc sur cet axe géographique.
Le futur gazoduc, d’une longueur impressionnante de 5 600 km et d’un budget estimé à 25 milliards de dollars, traversera 13 pays d’Afrique de l’Ouest depuis le Nigeria jusqu’au Maroc. À son arrivée, il sera connecté au Gazoduc Maghreb-Europe, permettant ainsi une intégration complète au réseau gazier européen.