Sénégal : le Conseil constitutionnel bloqué face au retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée

Sénégal : le Conseil constitutionnel bloqué face au retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée

Sénégal : le Conseil constitutionnel se déclare incompétent sur le retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale

Le Conseil constitutionnel du Sénégal a rendu sa décision ce mercredi 17 juin : il s’est déclaré incompétent pour examiner le recours déposé par l’opposition contre la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale, suivie de son élection à la présidence de cette institution. Cette décision met un terme définitif à la procédure engagée par les adversaires politiques de l’ancien Premier ministre, qui contestaient la légalité de son retour et de son élection, jugés contraires aux règles parlementaires.

Sénégal : décision du Conseil constitutionnel sur le retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée

Le Conseil constitutionnel a confirmé son incompétence pour trancher le litige autour de la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale, puis son élection à la présidence de cette institution le 26 mai.

Quelques jours après avoir été écarté de son poste de Premier ministre, l’ex-Premier ministre Ousmane Sonko, figure emblématique du parti Pastef et leader de la majorité parlementaire, a été réintégré à l’Assemblée avant d’y être élu président.

Fin des recours pour l’opposition

Son élection a immédiatement été contestée par l’opposition, qui dénonçait une violation du règlement intérieur et évoquait un « coup d’État institutionnel ». Avec cette décision du Conseil constitutionnel, plus aucun recours n’est désormais envisageable pour ses détracteurs.

Empêché de se présenter à la présidentielle de mars 2024, Ousmane Sonko est devenu Premier ministre en avril 2024, après la victoire de son allié politique, Bassirou Diomaye Faye, à la présidence de la République.

En tant que tête de liste du Pastef, il avait obtenu 130 sièges sur 165 lors des législatives de novembre 2024, mais avait renoncé à son mandat pour conserver ses fonctions gouvernementales.

Une opposition qui crie à l’illégalité

L’opposition soutenait que la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale aurait dû passer par une démission préalable de son poste de Premier ministre, ce qui aurait permis une réintégration temporaire avant un retour au gouvernement. « Nous ne cautionnerons pas cette mascarade », avait réagi le député Abdou Mbow fin avril. Mais avec l’avis du Conseil constitutionnel, le leader du Pastef conserve donc son poste à la tête de l’Assemblée, où il pourrait exercer un contre-pouvoir face au président Bassirou Diomaye Faye, son ancien allié avec qui la rupture est désormais consommée.

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