Tchad : condamnation définitive de succès masra à 20 ans de prison

Tchad : condamnation définitive de succès masra à 20 ans de prison

Tchad : condamnation définitive de succès masra à 20 ans de prison

La Cour suprême de N’Djamena a tranché : le pourvoi en cassation de l’ancien Premier ministre Succès Masra a été rejeté. Cette décision scelle définitivement sa condamnation à 20 ans de prison ferme dans l’affaire des violences meurtrières de Mandakao.

L’audience du 21 mai a marqué la fin des recours internes pour l’ex-chef du gouvernement et président du parti Les Transformateurs. Les juges de la plus haute juridiction tchadienne ont confirmé le verdict rendu en août 2025, où Succès Masra était reconnu coupable de « diffusion de messages de nature raciste et xénophobe », « association de malfaiteurs » et « complicité de meurtre ».

Un message diffusé par l’opposant en 2023 aurait, selon la justice tchadienne, contribué à attiser les tensions intercommunautaires ayant dégénéré en affrontements sanglants à Mandakao en mai 2025. Autour du siège de la Cour suprême, un important dispositif sécuritaire a été déployé pour garantir l’ordre lors de l’audience, malgré son caractère public.

Fin des recours nationaux, quelles options pour l’opposant ?

Avec ce rejet du pourvoi, toutes les voies de recours internes sont désormais épuisées pour Succès Masra. Ses défenseurs évoquent désormais la possibilité de se tourner vers des instances juridiques sous-régionales ou internationales. L’opposition dénonce un « procès politique » et appelle à une solution négociée, comme l’a souligné Claudia Hoinathy, cadre du parti Les Transformateurs : « Nous espérons une issue politique à cette affaire ».

Contexte et réactions autour de l’affaire

Les violences de Mandakao, survenues en mai 2025, avaient fait de nombreuses victimes et plongé la région dans une crise sécuritaire. La condamnation de Succès Masra s’inscrit dans un climat politique tendu au Tchad, où l’opposition multiplie les critiques contre le pouvoir en place.

Les soutiens de l’opposant estiment que cette décision judiciaire pourrait aggraver les divisions dans le pays. Certains observateurs locaux évoquent même des risques de radicalisation accrue parmi ses partisans.

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