Terrorisme au Maroc: la dgst déjoue une cellule de daech prête à frapper
une intervention éclair dans la nuit
À l’aube du 6 juillet 2026, alors que les rues d’Aourir, petite commune côtière au nord d’Agadir, dormaient encore sous un ciel d’encre, un dispositif militaire d’une rare intensité s’est déployé dans un silence de plomb. Des blindés et des unités d’élite de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST) ont encerclé les ruelles de la ville, déterminés à neutraliser une menace terroriste en pleine préparation.
Guidés par des renseignements ultra-précis, les forces spéciales ont localisé et arrêté un individu radicalisé ayant prêté allégeance à Daech. L’interpellation, menée en quelques secondes, a révélé l’urgence de la situation : l’homme détenait déjà des armes et du matériel tactique. Au réveil, les habitants d’Aourir ont découvert l’étendue de la menace, oscillant entre stupeur et soulagement.
un laboratoire de la mort démantelé
À quelques kilomètres de là, dans la zone industrielle d’Inezgane, une perquisition a révélé un entrepôt clandestin transformée en usine à destruction. Les enquêteurs du Bureau Central d’Investigations Judiciaires (BCIJ), bras judiciaire de la DGST, ont découvert un véhicule 4×4 modifié pour maximiser l’impact thermique d’un attentat-suicide. Son réservoir avait été clandestinement adapté pour fonctionner au gaz butane, conçu pour amplifier l’onde de choc et les dégâts collatéraux.
Face au risque imminent d’explosion, une évacuation d’urgence a été déclenchée dans les habitations voisines. Des robots télécommandés et des capteurs de pointe ont permis d’examiner le véhicule sans mettre en danger les vies humaines. L’inventaire des lieux a révélé l’ampleur du projet : bonbonnes de gaz, cocottes-minute piégées, clous, fils électriques, détonateurs, et des produits chimiques en quantité industrielle.
un coup de filet simultané sur tout le territoire
Si le cœur opérationnel de cette cellule se situait dans la région du Souss, ses ramifications s’étendaient bien au-delà. Pour éviter toute alerte prématurée, la DGST a coordonné une intervention synchronisée dans sept villes du Maroc : Agadir, Taroudant, Casablanca, El Hajeb, Tétouan, Fquih Ben Salah et Safi.
des profils inquiétants et une organisation méthodique
Parmi les dix suspects interpellés, les profils étaient variés mais tout aussi préoccupants. Un mineur de 17 ans, preuve d’un embrigadement précoce, côtoyait un ancien détenu condamné pour terrorisme, soulignant la persistance du fléau de la récidive. Les perquisitions ont révélé un arsenal inquiétant : uniformes militaires, schémas détaillés pour fabriquer des bombes artisanales, et surtout deux vidéos compromettantes – l’une montrant l’allégeance formelle au « Calife » de Daech, l’autre proférant des menaces de sabotage à l’échelle nationale.
le Sahel, épicentre de la menace
L’enquête a mis en lumière une connexion directe avec les réseaux de Daech dans le Sahel. Les ordres et le soutien logistique provenaient de cette région, avec une consigne claire : ne pas rejoindre les maquis africains, mais frapper le Maroc depuis l’intérieur. La cellule était organisée de manière militaire, avec des équipes spécialisées : reconnaissance pour identifier des cibles sensibles, logistique pour l’approvisionnement en produits chimiques, et une équipe technique basée à Inezgane pour modifier les véhicules et assembler les explosifs.
Grâce à la vigilance et à l’efficacité de la DGST et du BCIJ, cette poudrière a été désamorcée à temps. Neuf suspects majeurs ont été placés en garde à vue, tandis que le mineur a été placé sous surveillance judiciaire renforcée. Les enquêteurs s’attellent désormais au décryptage des supports numériques saisis, avec un objectif précis : traquer les dernières connexions cryptées avec le Sahel et s’assurer qu’aucune menace résiduelle ne subsiste.