Affaire Kemi Seba : les autorités béninoises détaillent les charges et visent l’extradition

Affaire Kemi Seba : les autorités béninoises détaillent les charges et visent l’extradition

Après l’arrestation de Kemi Seba, de son vrai nom Robert Gilles Stellio Capo Chichi, à Pretoria, l’exécutif béninois a officiellement pris la parole. À l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole Wilfried Léandre Houngbédji a manifesté une détermination calme, soulignant que la situation suivait son cours naturel.

Les accusations portées par l’État béninois

Le gouvernement a profité de cette intervention pour énumérer les griefs retenus contre l’activiste. Les autorités l’accusent notamment de mener des activités et de tenir des propos subversifs mettant en péril les institutions de la République. Il lui est également reproché d’inciter régulièrement à l’insurrection populaire et de provoquer des troubles manifestes à l’ordre public.

Par ailleurs, des soupçons de collusions avec des organisations étrangères pour déstabiliser la sécurité intérieure pèsent sur lui. Ses critiques virulentes envers le pouvoir en place sont perçues comme une tentative délibérée de nuire à l’unité du pays.

Une procédure de rapatriement officiellement lancée

Le Bénin a activé ses leviers diplomatiques et judiciaires pour obtenir l’extradition de l’intéressé. Wilfried Léandre Houngbédji a précisé que le pays attend désormais la conclusion des démarches internationales pour que Kemi Seba puisse être jugé sur le territoire national.

Pour les autorités de Porto-Novo, l’enjeu est de taille : s’assurer que l’activiste réponde de la gravité des faits qui lui sont imputés, particulièrement en ce qui concerne la sûreté nationale. La confrontation judiciaire entre le militant et son pays d’origine entre ainsi dans une phase cruciale.

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