Industrialisation au bénin : quatre nouvelles entreprises portées par le code des investissements
Sous l’impulsion du président Patrice Talon, le gouvernement béninois a franchi une étape supplémentaire dans sa stratégie de développement industriel lors du Conseil des ministres du mercredi 22 avril 2026. Quatre projets d’envergure ont reçu l’approbation officielle pour s’implanter en profitant des avantages stratégiques offerts par le Code des investissements. Ce déploiement concerne des secteurs variés tels que l’agro-industrie, la chimie et la production de boissons.
Une ambition de hub industriel régional
L’exécutif béninois affiche clairement sa volonté de transformer le pays en un carrefour industriel incontournable en Afrique de l’Ouest. En intégrant ces quatre nouvelles entités aux régimes préférentiels, l’État déploie une panoplie de mesures incitatives, incluant des exonérations douanières et fiscales ainsi que des simplifications administratives majeures. L’objectif est double : attirer des capitaux structurants et favoriser la création massive d’emplois pour la jeunesse locale.
Diversification et implantation géographique stratégique
La répartition de ces nouvelles unités industrielles répond à une logique de maillage territorial et de valorisation des ressources locales :
- Production d’eau minérale : La société EAU TECHNOLOGIE ENVIRONNEMENT SA bénéficie d’un régime spécifique pour accroître ses capacités dans la zone industrielle de Gakpé, afin de répondre à une demande intérieure de plus en plus forte.
- Secteur de la construction : À Sèmè-Podji, véritable carrefour commercial, la SOCIÉTÉ BÉNINO-TUNISIENNE DE COMMERCE SARL va mettre en place une unité de fabrication de peinture sous le régime A.
- Transformation du soja : La firme BNS AGRI INDUSTRIE SARL s’installe à Azonsa sous le régime B. Elle se concentrera sur la production d’huile brute et de tourteaux à partir de soja, renforçant ainsi la chaîne de valeur agricole nationale.
- Brasserie et boissons : La commune d’Allada accueillera le complexe industriel de LIBS BENIN SARL. Également sous régime B, cette usine produira de l’eau minérale et de la bière en canettes, un segment de marché en pleine expansion.
Un levier pour le développement social et le Made in Benin
Au-delà des performances économiques attendues, les autorités scrutent avec attention l’impact social de ces projets. Ces futures usines sont perçues comme des moteurs essentiels pour générer des opportunités professionnelles directes et indirectes. En facilitant ces investissements, le Bénin confirme sa mutation structurelle, passant d’une économie dépendante des importations à un modèle basé sur une production « Made in Benin » compétitive et durable.