Gabon : la SEEG éclatée en deux entités, les enjeux électriques persistent

Gabon : la SEEG éclatée en deux entités, les enjeux électriques persistent

Une réforme structurelle pour le secteur énergétique gabonais

La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) vient d’être scindée en deux structures distinctes, marquant un tournant dans la gestion des ressources électriques et hydrauliques du pays. Cette décision, attendue depuis plusieurs mois, vise à améliorer l’efficacité opérationnelle et à répondre aux critiques récurrentes sur la qualité des services.

D’un côté, une entité dédiée à la production et au transport de l’électricité. De l’autre, une société chargée de la distribution et de l’assainissement de l’eau. Les ambitions affichées sont claires : rationaliser les investissements, réduire les pertes techniques et commerciales, et attirer de nouveaux partenaires financiers.

Des défis colossaux malgré la réorganisation

Si cette scission est saluée par les observateurs, elle ne résout pas pour autant les problèmes profonds du secteur. Le Gabon reste confronté à une demande croissante en électricité, notamment dans la capitale Libreville et les zones périurbaines, où les coupures sont fréquentes. Les infrastructures vieillissantes et le manque de maintenance pèsent lourdement sur la fiabilité du réseau.

Par ailleurs, la dépendance aux énergies fossiles pour la production électrique demeure un obstacle à la transition énergétique. Le pays mise pourtant sur l’hydroélectricité, mais les projets peinent à se concrétiser. La nouvelle organisation de la SEEG devra donc faire preuve d’une gouvernance irréprochable pour convaincre les usagers et les investisseurs.

Les prochains mois seront décisifs : la réussite de cette réforme conditionne en partie la modernisation du secteur énergétique gabonais. Les autorités locales appellent à une mobilisation générale pour sortir des crises récurrentes et offrir un service fiable à la population.

tribuneaes